Euro 2024 : Deschamps et la liste de ses envies
Solen Cherrier
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Didier Deschamps espérait sans doute moins d'« impondérables ».
Yukihito Taguchi
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Didier Deschamps espérait sans doute moins d'« impondérables ».
Yukihito Taguchi
C'est une routine d'avant-tournoi qu'il affectionne : Didier Deschamps sera l'invité du 20 Heures de TF1 jeudi pour égrener le nom des joueurs retenus pour l'Euro 2024 en Allemagne (14 juin-14 juillet), sa sixième grande compétition internationale en tant que sélectionneur. C'est une routine d'avant-tournoi qui lui pèse : faire le décompte des forfaits et des incertains. Cela fait longtemps que « la chatte à Dédé » est un mythe. Depuis 2016 et le championnat d'Europe à la maison, entre autres mazouté par l'affaire de la sextape. L'approche de la dernière Coupe du monde au Qatar a même proposé une version gore de « DD le maudit », avec une liste monstrueuse d'absents (Benzema, Kanté, Kimpembe, Maignan, Nkunku, Pogba...), qui ne laissait pas présager une deuxième finale d'affilée.
Il n'en est pas là, mais Deschamps espérait sans doute moins d'« impondérables ». Croisé à Monaco il y a deux semaines, il venait d'apprendre que les adducteurs de Mike Maignan étaient touchés, ce qui ne lui inspirait pas d'inquiétude alors. Mais le gardien de l'AC Milan ne rejouera pas avant le week-end prochain et son historique invite à la prudence, alors que les Bleus vont disputer leur premier tournoi sans Hugo Lloris depuis 2008. Le sélectionneur a ensuite enregistré le forfait de Lucas Hernandez. Et cette semaine, Aurélien Tchouaméni a pris trois à quatre semaines d'infirmerie pour une fracture de fatigue, qui le privera a priori de la finale de la Ligue des champions. Ajoutez la blessure de Kingsley Coman, qui a repris la course lundi, et cela commence à chiffrer.
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Pas franchement le plus grand avocat des listes élargies à 26 comme l'UEFA le permet - l'Euro 2021 l'avait vacciné -, Deschamps ne devrait pas rechigner à prendre plus de 23 joueurs pour se donner un peu de marge. Comme il l'avait fait avec Raphaël Varane en 2022, le sélectionneur, qui a jusqu'au 7 juin pour envoyer son document, embarquera Tchouaméni s'il a une chance d'être remis dès le premier tour (Autriche, Pays-Bas, Pologne). Mais ce coup du sort élargit le spectre aux milieux qui étaient en balance (Mattéo Guendouzi, Boubacar Kamara, Khéphren Thuram, Jordan Veretout). De même que l'absence de Lucas Hernandez redistribue les cartes derrière, à gauche (Lucas Digne, Ferland Mendy) et au centre (Jean-Clair Todibo, Mohamed Simakan...). Hormis l'attaquant du PSG et des Espoirs Bradley Barcola, aucun joueur ne s'impose vraiment pour intégrer les Bleus en bizuth. Ce qui ne signifie pas qu'il n'y en aura pas.
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