Avant le coup d'envoi de l'Euro, les choses étaient claires : l'Angleterre et la France se partageaient le statut de favori. Trois matchs plus tard, les lignes ont bougé. Pour les Bleus, déclassés par les bookmakers, mais pas pour les Three Lions, qui ont basculé dans la partie dégagée du tableau malgré des productions plus indigentes. Tout comme celles de la Belgique, adversaire à la vie à la mort demain (18 heures) en 8e de finale à Düsseldorf, qui n'a jamais battu le rival voisin en quatre matchs dans un tournoi majeur ; série perpétuée en demi-finale de la Ligue des nations 2021.
Mais la France est vice-championne du monde et possède la seule mégastar européenne dans la force de l'âge, ce qui explique en partie la férocité des observateurs d'ici et d'ailleurs. Le premier tour des Bleus n'a rien de glorieux mais, dans ce format qui n'élimine qu'un tiers des concurrents à mi-parcours, c'est un constat largement partagé. Onze équipes parmi les seize sorties des poules ont gagné au mieux un match. Personne ne vole très au-dessus de la mêlée. Pas même l'Espagne, seule sélection à avoir rendu une copie parfaite (9 points, 0 but encaissé). Et pour mémoire, le Portugal a été champion en 2016 avec trois nuls. De retour à l'entraînement jeudi, après une journée en famille, les Bleus ont ainsi eu droit à un discours de Didier Deschamps les incitant à regarder devant. Un coup d'œil dans le rétro est aussi instructif.