Formule 1 : Ayrton Senna les a marqués
Propos recueillis par Mickaël Caron, Solon Cherrier et Stéphane Colineau
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Photo d'illustration
© LTD / XPB/ICON SPORT
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Il affirmait parfois ressentir la présence de Dieu au volant de sa formule 1. Ayrton Senna a été brutalement rappelé à lui, le 1er mai 1994, sur le circuit d'Imola (Italie). Après six tours de course, le Brésilien est en tête lorsqu'il perd le contrôle de sa Williams Renault sans raison apparente dans la courbe de Tamburello. Il est 14h18, sa monoplace file droit et percute un mur en béton à 210 km/h. Cause officielle de l'accident: rupture de la colonne de direction. Il est héliporté vers l'hôpital de Bologne. Vingt minutes plus tard, le Grand Prix se poursuit dans une atmosphère irréelle. Peu après 18h30, le verdict tombe. Ayrton Senna est mort. Le Brésilien n'a pas survécu à ses lésions au cerveau et à l'hémorragie causées par un triangle de suspension brisé sous la violence du choc.
À 34 ans, il était déjà entré dans l'histoire de son sport, grâce à ses trois titres, son pilotage fougueux et son duel de titan contre Alain Prost. Il laisse les fans de sport bouleversés et incrédules. Pas lui, si habile, si habité, si fort. Ses obsèques, dignes de celles d'un chef d'État, et la couverture médiatique mondiale disent tout de la déflagration ressentie. Trente ans plus tard, beaucoup se souviennent d'où ils se trouvaient le jour de sa mort, ce qu'ils ont ressenti, signe des événements les plus marquants.
Triple championne olympique en athlétisme
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« J'étais à Paris et ça a été un choc. Parce qu'en dehors d'être ce grand champion, il incarnait la gentillesse et la douceur. Le contraste avec la violence des images de son accident était terrible. Irréel. J'ai eu du mal à me dire qu'il n'était plus là. On n'arrive jamais à envisager la mort de tels grands noms. Surtout quand ça se passe dans le cadre de leur activité, là où ils sont des dieux... »
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