France-Afrique du Sud : Antoine Dupont rejoue Invictus
Solen Cherrier
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Antoine Dupont, vendredi au Stade de France.
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Antoine Dupont, vendredi au Stade de France.
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Pendant vingt-quatre jours, la chirurgie maxillo-faciale a eu un visage : celui d'Antoine Dupont. Cette spécialité médicale à la notoriété incertaine devrait désormais retourner dans l'ombre médiatique, ce qui pourrait être une bonne nouvelle - le signe que le capitaine du XV de France est ressorti indemne des agapes bestiales programmées ce soir (21 heures, TF1) - comme une mauvaise - les Bleus ont pris la porte. Percuté le 21 septembre face à la Namibie (96-0), opéré d'une fracture le lendemain, le demi de mêlée du Stade toulousain a guéri en vitesse accélérée afin de guider ses copains en quart de finale contre l'Afrique du Sud.
Un casque sur le crâne, une plaque sur la pommette et les espoirs d'un pays sur les épaules. Excessif ? Sans lui, la France conserve des arguments : une conquête ultra-solide, une précision nanométrique au pied, des fulgurances aux ailes... Mais sans lui, le pourcentage de victoires depuis la Coupe du monde 2019 s'affaisse de 87 à 64 %. Sa présence « change pas mal de choses », admet Matthieu Jalibert, son complice de charnière depuis la défection de Romain Ntamack. « La confiance » déjà. Son influence sur le groupe, l'adversaire et l'arbitrage peut aussi se mesurer ainsi : depuis un an, club et sélection confondus, il n'a goûté que deux fois à la défaite en 30 titularisations, jamais ailleurs qu'à Dublin.
« Il débloque les situations les plus compliquées, souligne l'ancien sélectionneur Jean-Claude Skrela. C'est le meilleur joueur du monde. » Officiellement, ce titre honorifique ne lui appartient plus - l'Irlandais Josh van der Flier en a hérité - mais nombreux parmi les grands partagent cette opinion. Tel le triple lauréat néo-zélandais Dan Carter qui, début septembre dans Le Figaro, le comparait à « une machine ». « Je ne l'ai jamais vu transpirer sur le terrain tellement il est sans émotion quand il joue, a imagé cette semaine Rassie Erasmus, directeur du rugby sud-africain. Il a toujours l'air de parfaitement contrôler la situation. »
Solen Cherrier
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