Paris 2024 : après les Jeux, la peur de la gueule de bois
Stéphane Colineau
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Carrefour se prépare pour les Jeux olympiques
© LTD / Carrefour
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Carrefour se prépare pour les Jeux olympiques
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C'est un signe des temps : la page 5 du rapport d'activité 2023 de la Fondation du sport français ressemble à la liste du CAC 40. Sanofi, Carrefour, Air Liquide ou Saint-Gobain composent le tableau des mécènes des champions. Le cru 2024 montera encore en gamme avec LVMH ou Accor. La raison ? Les Jeux olympiques et paralympiques (JOP). « Depuis trois ans, il n'y a jamais eu autant d'argent pour les athlètes français », constate Sophie Kamoun, agent des nageurs Maxime Grousset et Charlotte Bonnet.
La manifestation la plus visible est l'explosion des « teams d'athlètes » : les partenaires de Paris 2024 et des entreprises désireuses d'y associer leur nom ont constitué des équipes. S'y mêlent médaillables et jeunes pousses, femmes et hommes, valides et para-athlètes. En échange d'une rémunération et d'aides, ils participent à des campagnes de communication. Entre 400 et 500 sportifs sont intégrés à une team, parfois à plusieurs comme Teddy Riner. Un chiffre en croissance jusqu'à ces derniers mois.
Sensation du tennis de table, les frères Lebrun font partie des têtes de gondole de celle de Carrefour ; la judokate Clarisse Agbegnenou, de celle d'Allianz ; le handballeur Nikola Karabatic, de l'Accor All Champions Family. La BPCE regroupe, elle, 253 athlètes, dont 131 sélectionnés aux JO. Ceetrus, Decathlon, Engie ou Century 21 ont aussi leurs équipes. EDF fait figure de modèle. Tout comme la FDJ, dont l'engagement remonte à 1991.
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En 2019, 1 200 athlètes ont postulé à la FDJ Sport Factory. Cinq ans plus tard, 35 bénéficient d'au moins 35 000 euros annuels. La Maif, assureur de 27 fédérations olympiques, s'est engagée avec 11 sportifs, rémunérés entre 20 000 et 25 000 euros. Les aides sont parfois élargies. Accor héberge ses champions lors des compétitions internationales. La FDJ finance des études.
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