Ils sont sur le pied de guerre. A un peu plus d'un mois du début des Jeux olympiques de Paris 2024, les quatre grands opérateurs français (Orange, SFR, Bouygues Telecom et Free) s'attendent à absorber un « trafic Internet historique » pendant l'événement. Il faut dire que pas moins de 15 millions de visiteurs, tous équipés de smartphones, sont attendus. Les réseaux vont, à cette occasion être mis à rude épreuve. C'est la raison pour laquelle les opérateurs ont multiplié, depuis près de trois ans, les opérations dédiées à leur renforcement. Avec un objectif : qu'ils tiennent le coup, et, bien sûr, ne saturent pas.
En tant que partenaire des Jeux olympiques, Orange a un rôle singulier. L'opérateur historique va assurer les communications de tous les services opérationnels de l'événement. Ce sont ses réseaux qui seront utilisés dans les 120 sites officiels par tous les professionnels et organisateurs. Dans les stades, par exemple, les images et autres données de chronométrage transiteront via ses infrastructures avant d'être diffusées au public.
Dans les faits, Orange a la mission de rapatrier toutes les images, qu'elles proviennent du Stade de France à Paris ou de la Marina de Marseille, à l'International Broadcast Center (IBC), spécialement installé au Bourget. C'est de là qu'elles partiront, ensuite, à travers les chaînes de télévision du monde entier. Ce sera aussi le cas pour les images des compétitions de surf qui se dérouleront à Tahiti. Celles-ci seront rapatriées à l'IBC via des câbles sous-marins, ces autoroutes de fibre optique reposant au fond des océans.