Depuis le début de l'invasion russe en Ukraine et le vote des premiers "paquets" de sanctions économiques internationales, les départements de la Savoie et Haute-Savoie avaient été particulièrement mis en lumière en raison de leur exposition à la clientèle russe, à haut pouvoir d'achat au coeur de certaines stations. A l'heure où l'Union Européenne prévoit d'ajouter encore une cinquantaine de noms d'oligarques et hauts responsables russes à sa liste de sanctions, Bercy a finalement dévoilé une nouvelle version de sa liste des biens, visés par les gels d'avoirs : on y apprend notamment que...... dresses sont concernés par ces mesures en Auvergne Rhône-Alpes, pour un montant d'acquisition initial de 53 millions d'euros.
Pour rappel, l'Union européenne s'était accordée en février dernier sur une liste de près de 500 oligarques et entités russes, comprenant des personnalités haut placées au sein du pouvoir comme Vladimir Poutine lui-même, mais aussi son chef de la diplomatie Sergueï Lavrov ou encore les quelques 350 députés russes de la Douma ainsi que des hauts gradés. Celle-ci a ensuite été mise à jour régulièrement, pour finir par doubler de taille, et dépasser désormais le millier de noms.
Et ce mercredi, on apprenait encore qu'une cinquantaine de nouveaux noms pourraient être rajoutés et soumis au vote des 27, dont le patriarche Kirill, chef de l'Eglise orthodoxe russe, le directeur du Centre national russe de gestion de la défense, Mikhaïl Mizintsev, ou encore des membres de la famille du porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov ainsi que le patron du gendarme russe des télécoms Roskomnadzor, Andreï Lipov.
Les sanctions financières dont l'Europe et la France ont choisi de se doter, qui se veulent applicables "sans délai" prévoient ainsi, non pas une expropriation, mais un gel pur et simple des avoirs détenus notamment par les personnes de cette liste.
Près de 700 millions d'euros de biens immobiliers concernés
Et si jusqu'ici, la liste des biens pouvait laisser imaginer que des actifs immobiliers (chalets, résidences de luxe, etc) situés au coeur des stations alpines pourraient être concernés, mais le détail était jusqu'ici difficile à appréhender.