Après Renault, Schneider Electric s'apprête à céder son entité russe... à son management local
Marie Lyan
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Charles Platiau
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Son exposition sur le marché russe est estimée à 2% de son chiffre d'affaires global, mais elle était devenue particulièrement visible, et handicapante.
L'isérois Schneider Electric, numéro 1 mondial de la distribution électrique, venait de publier ses dernier résultats trimestriels, qui témoignent à nouveau d'une solide croissance (+10%, avec 7,566 milliard d'euros de chiffre d'affaires), en lien avec les marchés ouverts par la transition énergétique en 2021.
L'an dernier, il avait déjà atteint pour rappel un chiffre d'affaires record de 29 milliards d'euros, marquant une croissance organique de +12,7% par rapport à 2020, et un résultat net de 3,2 milliards, en hausse de +51%.
Mais en parallèle, le groupe s'est finalement résolu de lui-même, comme il l'affirmait d'abord par voie de communiqué, à se séparer de ses activités en Russie et en Biélorussie, deux zones où l'activité économique française est devenue "persona non-grata" depuis le démarrage de l'invasion russe en Ukraine, et où il assurait une présence depuis 50 ans.
Soit presque l'ensemble des fonctions nécessaires à ce que l'entreprise fonctionne en autonomie, puisque Schneider Electric opérait jusqu'ici, en Russie comme sur d'autres zones géographiques, sur un mode adapté au marché régional.
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"Ce n'est pas un mode de fonctionnement étonnant à l'échelle du groupe, car en plus de présenter une certaine logique de proximité, et c'est aussi une manière de s'adapter aux normes locales, qui ne sont pas les mêmes partout sur le marché de la distribution électrique", relève un porte-parole du groupe.
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