Bien-être, bonheur, qualité de vie au travail : des mots et des maux
Romain Charbonnier
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Bien etre au travail
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Bien etre au travail
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Depuis qu'ils ont fait leur percée dans le débat médiatique, "bien-être", "bonheur", "bien-vivre" ou "qualité de vie" au travail ont réussi à sensibiliser les organisations privées et publiques au bien-fondé de leur application. A créer un marché de l'édition actif et de nouveaux métiers (chief happiness officer par exemple).
Les chefs d'entreprise ont commencé à en comprendre l'intérêt à la fois pour leurs collaborateurs et pour la compétitivité de leur société. Les salariés le savent et entendent se sentir bien au travail.
Dans un monde en pleine mutation, la performance, la compétitivité et la pérennité des entreprises sont étroitement liées à l'engagement des salariés. Un salarié qui se sent écouté et compris travaillera mieux et s'impliquera plus dans ses tâches. L'idée n'est pas nouvelle, mais l'évolution des sociétés et des pratiques ubérisées a fait que les individus s'en préoccupent davantage et veulent mettre fin ou, du moins, adoucir les effets pervers de la mondialisation, de la financiarisation, de la technologie.
Puis "la finalité de l'entreprise a évolué. Les marges de manœuvre se sont réduites avec la mondialisation et les intérêts financiers forts, éloignant ainsi les salariés des systèmes de décisions et conduisant à plus de pression sur leurs épaules", complète Hervé Garnier, secrétaire national de la CFDT Travail.
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