C'est une annonce difficile qui s'est abattue sur près de 130 salariés de Schneider Electric ce mardi 9 septembre. Une filiale du concepteur, fabricant et fournisseur d'équipements électriques a confirmé la fermeture de ses sites de Privas (Ardèche, 112 salariés) et de Montélimar (Drôme, 15 salariés) d'ici à la mi-2027.
« La société Construction électronique du Vivarais (CEV) a présenté hier un projet de redéploiement de ses activités industrielles et logistiques à horizon 2027 », atteste Schneider Electric à La Tribune. Qui justifie cette décision par « une baisse continue et marquée de sa production qui devrait se poursuivre à l'avenir ».
CEV s'occupe de la fabrication et la distribution de pièces de rechange telles que des cartes électroniques pour des gammes d'onduleurs de chez Schneider Electric. Produits dont la commercialisation a cessé.
Ainsi, « les activités de production du site de Privas seraient localisées sur le site de Carros dans les Alpes-Maritimes, à côté de Nice, car ils ont des connaissances électroniques assez étendues. Le site logistique de Montélimar serait confié à un prestataire externe », poursuit la direction du groupe isérois.
Sylvie Restani, coordinatrice groupe pour la section syndicale CFTC (syndicat majoritaire) chez Schneider Electric, évoque des signaux annonciateurs. « Depuis deux ans, les messages n'étaient pas optimistes, mais on espère toujours », reconnaît-elle, critiquant l'inaction du groupe.