Blockchain contre Covid-19 : Le combat et la relance

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(Crédits : DR)
La mise en place en Chine, en Corée du Sud, en Israël, à Singapour, à Taiwan, en Allemagne et demain, en France, d’applications dites de « traçabilité des patients COVID-19 », en vue d’accompagner une mobilité de déconfinement des populations mondiales, salvatrice pour l’économie qui ne soit pas, en même temps, destructrice de la santé de l’individu et du groupe, déclenche des débats sur leurs modalités, coercitives ou non, et sur leurs technologies, respectueuses ou non de la vie privée, notamment à l’aune du RGPD.

Ces débats déclenchés par de simples fonctionnalités de smart phones, posent implicitement des questions beaucoup plus vastes sous-tendant les nouveaux modèles économiques, sociétaux et de santé qui vont motoriser la relance post-COVID-19, ou à l'ère COVID-19, puisqu'aucune étude à ce jour ne prouve que ce coronavirus sera un jour complètement éradiqué, même si nous tous avons fortement cet espoir. Rien ne sera plus du tout comme avant de toute façon !

Les questions fondamentales soulevées par une reprise de l'activité économique avant l'arrivée de vaccins contre COVID-19, soit dans environ 18 mois d'après les experts, impliquant en conséquence des mesures barrières étendues à des « mobilités accompagnées et informées » - cette formulation étant préférable à celle de « mobilités surveillées » qui a une connotation intrusive - sont centrées sur le PARTAGE et la CONFIANCE.

On demande aux patients d'avoir confiance dans les dispositifs mis en place pour collecter leurs données de santé et d'autres données personnelles, nécessaires plus à la traçabilité du virus que de ses porteurs, contrairement à ce qui est annoncé, avec un certain flou, même si les intentions sont les meilleures.

Les médecins cliniciens et chercheurs doivent pouvoir partager en toute confiance toutes les informations disponibles sur le virus, ses thérapies, les résultats des essais cliniques de tests, vaccins, médicaments, etc, afin de se battre ensemble, à l'échelle mondiale, le plus efficacement possible contre la pandémie. Les gouvernements doivent faire confiance, à différents degrés, aux citoyens dans l'application des mesures barrières qui sortent des cadres purement législatifs, comme par exemple se laver les mains régulièrement et se tenir à distance respectueuse de ses acolytes.

Force est de constater que depuis l'avènement du digital, des réseaux sociaux et des plateformes de service, les opérateurs de ces derniers ont failli dans l'inclusion native -by design - de moteurs de confiance, transparents, simples, authentifiables et à la main des usagers ; preuves en sont les nombreux scandales de fuites et reventes de données personnelles à des monopoles de marketing digital - Cambridge Analytica, ZOOM, etc. Ces questions critiques émanant d'un « digital aliénant », ne sont donc pas nouvelles, mais elles deviennent aigues face au Corona virus, si les mauvaises réponses, ou leur délai excessif opèrent comme des sentences incontrôlées de mort sur les couches les plus fragiles de la population ! Nous n'avons plus le choix ni le temps, il faut trouver des solutions efficaces et rapidement !

La donne repose sur deux objectifs majeurs des sociétés, difficilement conciliables face à COVID-19 : d'une part, la santé des individus et du groupe et d'autre part, les libertés citoyennes tant dans le respect de la vie privée que dans les conditions propices à une mobilité et des interactions maîtrisées, indispensables à la relance économique.

Il s'agit de la dualité, vie biologique et vie économique. Avant COVID-19, le triomphe de la cupidité, via la surexploitation des énergies fossiles a asphyxié la planète et mis en voie d'extinction bon nombre de formes de vies biologiques. Avec COVID-19, on voit par exemple que le confinement physique total - « lock down » - qui est une privation de liberté de mouvement, permet de maîtriser la propagation du virus - sans soigner pour autant - mais au prix d'un arrêt total de l'économie. A contrario, les pays ayant tardé à mettre en place le confinement, hésitant à sacrifier brutalement les ressorts économiques, payent un très lourd tribut à la pandémie !

Pour atteindre ces deux objectifs à l'ère du Coronavirus, trois types de leviers sont activables : des leviers médicaux - à la main des médecins - des leviers comportementaux - à la main des citoyens - et des leviers de gouvernance - à la main des Etats.

Les leviers médicaux sont de deux natures. Les leviers préventifs jouant un rôle clé dans le nouveau parcours patient, qualifié de démocratie sanitaire, comprennent : le suivi de l'état de santé à domicile, via notamment des vêtements, montres bracelets et gadgets connectés - wearables - et autres dispositifs de collecte de données médicales à distance ; les tests de dépistage fiables, rapides et ergonomiques - similaire aux simples tests de grossesse - et les vaccins susceptibles d'anticiper au mieux les mutations du virus. Les leviers curatifs ensuite, comme les différents médicaments et traitement qui limitent l'impact de la contamination et des infections afférentes - ex. Chloroquine, transfusion de plasma de patients positifs guéris et chargés d'anticorps, l'oxygénation, l'intubation pour les cas les plus graves, etc.

Les leviers comportements vertueux qui sont désormais adoptés par plusieurs milliards d'individus ayant accès à l'eau courante, au savon ou au liquide hydro-alcoolique - ce qui n'est pas le cas partout en Afrique par exemple - consistent à se laver les mains souvent, à pratiquer la distanciation sociale, à télé-travailler autant que possible, à porter un masque et à sortir avec parcimonie, dans le strict cadre législatif préconisé par les Etats.

Les leviers de gouvernance sont aujourd'hui à la main exclusive des états, indépendamment des uns des autres, en dépit d'une pandémie, par essence planétaire et d'échanges économiques et sociaux mondialisés !

Pratiquement sans exception, le confinement s'est opéré dans tous les pays en mode centralisé et coercitif, y compris dans des démocraties comme la France où les violations au cadre de sorties tolérées sont passibles d'amendes, voire d'emprisonnement en cas récidives multiples.

Les nuances de taille apparaissent dans les plans de relance destinés à relancer l'activité économique qui reposent sur un déconfinement, un confinement partiel ou bien encore un « confinement alterné », comme suggéré récemment par des chercheurs israéliens.

La Chine, La Corée du Sud et Israël ont atteint une forme d'efficacité par déconfinement avec traçabilité des individus de manière centralisée, coercitive et intrusive, avec accès à des informations de géolocalisation identifiées, voire des technologies de reconnaissance faciale.

Singapour agit selon un mode centralisé, intrusif mais incitatif en recommandant à ses habitants d'utiliser une application fondée sur Bluetooth qui leur permet d'être tenu au courant du croisement d'un usager contaminé, avec collecte des données de géolocalisation appariées à l'identité des propriétaires du smart phone.

Ces pratiques sont évidemment inacceptables dans les pays européens où la conformité au RGPD et un code éthique fort imposent l'anonymat des technologies de suivi de la propagation du virus par ses porteurs potentiels, sur la base de surcroît, du volontariat. Les modus operandi attendus en Europe relèvent donc de gouvernances centralisées - les Etats -, incitatives et non-intrusives. Pratiquement la chaîne idéale envisagée comprend les étapes suivantes : des TESTS massifs efficaces et ergonomiques - comme la technologie PAOTSCAN - couplés à la TRACABILITE anonymisée de la propagation du virus - ex. NODLE.io - dans l'espace et dans le temps, en situation de mobilité.

La gouvernance et les mesures de traçabilité en mode de déconfinement, préconisées par les Etats européens considérés, à juste titre, comme des champions du respect de la « privacy », étant à l'origine du RGPD, s'avèrent malgré tout limitées.

Les limitations sont de différentes natures.

Le Corona virus traversant les frontières, seules des solutions internationales de lutte contre COVID-19, tous leviers confondus, a fortiori de suivi anonymisé des chemins de la contamination, seront efficaces. A cet égard, une gouvernance centralisée sous la seule égide des Etats n'est pas suffisante et trop dépendante en outre des régimes politiques locaux qui peuvent discriminer certaines catégories de populations et adopter des dispositifs de traçabilité, incompatibles avec ceux de leurs pays voisins, source de confinement physique par les frontières. Ces contraintes majeures militent donc pour une gouvernance décentralisée des mesures d'accompagnement du déconfinement requis par la relance économique qui s'appuierait sur des organisations internationales, telles que l'OMS, l'ONU, le FMI et la CEE comme Tiers de Confiance à part entière.

Les technologies les plus avancées de traçabilité anonymisée « d'événements de proximité de COVID-19 » actuellement disponibles sur smartphone, reposant sur le protocole Bluetooth et garantes du respect de la vie privée ne résolvent pas la question de la dissociation entre la géolocalisation et l'adresse IP, donc l'identité de l'usager. A cet égard, elles ne peuvent pas transmettre, même aux seuls médecins et chercheurs, y compris via des clés secrètes, à des fins exclusivement de recherche et pour le bien de la population, des informations importantes, inhérentes aux trajectoires spatio-temporelles du virus améliorant les connaissances sur les mécanismes et patterns de propagation du virus.

En outre les cliniciens ont besoin d'avoir accès, en mode sécurisé à d'autres informations sur l'état de santé des personnes et des patients, afin d'anticiper au mieux l'apparition de symptômes, fussent-ils légers en début de contamination ou bien dans les phases de convalescence ambulatoires à la maison, spécifiquement efficaces dans le désengorgement des hôpitaux et l'optimisation fine, du cycle suivi-diagnostic-thérapie, essayant de contenir au mieux les cas graves.

Le PARTAGE d'information avec les cliniciens et chercheurs s'avère donc insuffisant dans les versions éthiques de traçabilité actuellement envisagées en Europe et d'autre part inexistant pour le SUIVI à distance en mode sécurisé de CONFIANCE, décentralisé de bout en bout et conforme au RGPD.

Les leviers comportementaux vont jouer un rôle clé dans le succès des stratégies de déconfinement en support à la relance, à l'ère du COVID-19. Si l'on refuse l'intrusif et le coercitif, comme l'intime Thierry Breton, Commissaire Européen au marché intérieur, reste la voie de l'Incitatif. Le Commissaire Européen en appelle au « volontariat » ! Même si les enjeux sont ceux de vie et de mort pour chaque futur déconfiné, les sources profondes de motivation des individus telles que décrites par David C. McClelland montrent que le seul volontariat ne suffit pas. Le psychologue américain du XXème siècle et des spécialistes de neuroscience nous apprennent en effet que nos moteurs intimes dans l'adoption de comportements, a fortiori contraignants, sont alimentés par quatre sources : la connexion au monde - le PARTAGE -, la recherche du bien-être, le rejet du stress et de la douleur - NUDGE en anglais - le sentiment d'être les héros de grandes causes - la survie de l'espèce face au COVID-19 et la construction d'un nouveau contrat social - et enfin, d'avoir une forme de contrôle et de comprendre l'impact de nos comportements - ce que l'on appelle à l'ère du digital « l'empowerment ». La fibre incitative que l'on souhaite faire résonner chez tous les citoyens en situation de mobilité accompagnée et informée demande de leur donner le contrôle et la mesure de ce qu'ils PARTAGENT pour contribuer au bien commun. Cela suppose, bien au-delà d'un « passeport COVID-19 », certificat purement administratif et ponctuel du sujet passif d'un Etat, déclaré positif ou non, de mettre à disposition des citoyens une forme de « COCKPIT COVID-19 », véritable tableau de bord de CONFIANCE, jauge et coach interactif personnel de ses comportements vertueux de déconfiné, entièrement à sa main.

Paradoxalement, en dépit de l'ampleur des ambitions visant à lever les limitations des solutions d'accompagnement actuelles non-intrusives et éthiques au service de la relance à l'ère du COVID-19, une solution est mobilisable en quelques semaines.

Il s'agit de la plateforme internationale CySHARE de PARTAGE en CONFIANCE de toutes les informations dont ont besoin les médecins cliniciens et chercheurs du monde entier afin de lutter ensemble sur tous les fronts préventifs et curatifs de la pandémie COVID-19.

Une collaboration rapide des partenaires internationaux qui souhaitent cartographier leurs données patient COVID-19 permettrait d'avancer ensemble dans cette bataille avec un ennemi invisible : VITE de MANIERE FIABLE, en respectant la PRIVACY de chaque personne.

Connectée au « COCKPIT COVID-19 » de chaque citoyen consentant et seul pilote de la consultation de ses données, la plateforme permet aux spécialistes, via des accès par clés secrètes et moyennant des certifications attestant de leur statut, d'accéder pour le bien commun au « parcours cyclique du patient COVID-19 » disponible dans le COCKPIT COVID-19 : SUIVI par télémédecine (via des technologies de collecte de données médicales au plus proche de l'individu, sur le corps, à la maison, a fortiori à l'hôpital) - TEST de dépistage - MOBILITE ACCOMPAGNEE & INFORMEE (traçabilité anonymisée, éthique, non intrusive à gouvernance distribuée) ou ISOLEMENT - PRESCRIPTION-THERAPIE (Don de sang et plasma, Propositions de traitements dès que disponibles, etc). - SUVI, etc.

En plus du parcours patient COVID-19, le COCKPIT COVID-19, contient les certifications de l'état de contamination des citoyens, ainsi que le parcours du suivi des leviers comportementaux, toujours sous le seul contrôle de l'usager, en vue de visualiser et mesurer ses propres progrès, la qualité et l'impact de ses contributions personnelles à la santé du Groupe.

CySHARE comprend deux séries de moteurs modulaires connectables à des applications existantes. Les moteurs de PARTAGE, outils de télé-présence, visio, audio, chat, co-édition hautement sécurisés. Les moteurs de CONFIANCE activés par une Blockchain next gen - rapide, frugale, scalable, à coût réduit, ergonomique, à la main des usagers, auditable publiquement via la saisine des Tiers de confiance internationaux OMS, FMI, ONU, CE, etc..

La Blockchain garantit les niveaux de CONFIANCE suivants : une gouvernance décentralisée et internationale ; l'anonymisation de bout en bout des informations patients PARTAGEES avec les médecins cliniciens, à des fins exclusivement de recherche sur les fronts préventifs et curatifs ; l'intégrité, la sécurisation du COCKPIT COVID-19 et son contrôle par l'usager ; la notarisation et certification de l'état de santé de l'usager ; l'horodatage et la notarisation des événements de proximité de COVID-19 lors de mobilités accompagnées et informées ; combinée à de l'IA, un coaching notarisé de la qualité et des progrès dans l'adoption des leviers comportementaux ; la possibilité de récompenser automatiquement les contributions vertueuses au bien commun sous forme de « tokens ».

Le succès de mesures d'accompagnement de la relance à l'ère de COVID-19 repose sur notre capacité à faire du PARTAGE et de la CONFIANCE les socles du nouveau contrat social, des nouveaux modèles économiques, de santé et de gouvernance.

CySHARE est soutenu par un collectif international composé d'une cinquantaine de médecins cliniciens et chercheurs pluridisciplinaires exerçant dans des Hôpitaux Universitaires et Organismes de Recherche en santé, français, italiens, espagnols, argentins, autrichiens, russes, israéliens, canadiens, de différentes spécialités clés dans la lutte contre Covid-19 : immunologistes, infectiologues, virologues, épidémiologistes, spécialistes des maladies auto-immunes, pharmaciens, etc.

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