T la revue

Il était temps !

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(Crédits : DR)
EDITO. (re)Prendre le temps, celui de penser, réfléchir, rêver, lire... Se poser pour décrypter l’air du temps et les transformations qui forgent notre époque. Tel est le but de « T » la revue de La Tribune qui tous les deux mois vous donne rendez-vous pour explorer un thème sous l’œil d’experts et analystes invités. Par Valérie Abrial, conceptrice et directrice éditoriale de T. (Article issu de « T » le bimestriel de La Tribune – N°1 Octobre 2020)

Résilience. Ce mot aux sonorités si contemporaines. Ce mot qui, par la vacuité soudaine de la planète tout entière prenait enfin tout son sens ; habitait nos pensées confinées. Car finalement, qu'allions-nous faire de cette histoire ? Cette stupéfiante histoire qui depuis des mois nous contraint soit à subir, soit à résister, soit à tout changer.

Il aura donc fallu un virus pour que tout bascule.

Et comme souvent en période de chaos, pour que tout s'accélère. Soudain, les temporalités deviennent autres, les décisions se font combatives. Vient le moment d'acter les projets en gestation. C'est connu, c'est vécu, et chacun s'accorde à le dire : les crises, aussi dures soient-elles, ont le pouvoir d'activer les transformations en devenir. C'était donc cela être résilient : surmonter le drame pour en extraire l'énergie du renouveau.

A La Tribune, l'idée de créer une revue taquinait nos réflexions depuis un bon moment. Rien d'étonnant à cela... Face à la révolution digitale, la nécessité d'adapter les éditions papier était une évidence. Le papier est mort ! Vive le papier ! Car oui, son utilité a changé et doit s'accorder à la mutation des médias. Vivre avec son époque, tout comme le cinéma a dû repenser son modèle lorsque la télévision a fait son apparition dans les foyers. Même si évidemment, cela a pris du temps. Et c'est bien de cela dont il s'agit. De Temps. Or nous en avions suffisamment goûté pour oser mettre en œuvre notre projet éditorial fondé sur deux axes fondamentaux : l'actu économique sur le digital pour une lecture informative ; l'analyse sur le papier pour (re)prendre le temps de lire et de réfléchir au monde qui change.

Voilà comment la revue T est née. Dans la continuité de nos réflexions et l'accélération de nos projets, contextualisées par la crise sanitaire. Nous avons osé bousculer notre modèle au moment même où notre édition spéciale « Réinventer la France », en kiosque tout l'été, rencontrait l'un de ses plus grands succès. Cela confortait notre conviction qu'un traitement éditorial thématique approfondi avait toute sa place auprès de notre lectorat. Restait à changer le support et le concept, en écho à la contemporanéité des nouveaux gestes de lecture et d'appréhension des savoirs.

 T, c'est une revue qui traite un seul et unique thème par numéro : la possibilité d'un nouveau capitalisme pour cette première édition, le Made in France et la relance économique par les territoires, ou encore les villes de demain pour nos prochaines parutions.

 T, pour le Temps de réfléchir et de lire bien sûr, mais aussi pour tout ce qui caractérise l'ADN de La Tribune : les Transformations qui forgent notre époque, les Territoires qui révèlent l'attractivité de notre pays, les Talents qui construisent un monde meilleur, l'envie de Transmettre un futur souhaitable. Et bien sûr T pour La Tribune qui depuis trente-cinq ans porte un regard différent sur l'économie.

Pour ce premier numéro, nous avons proposé à des personnalités de s'exprimer sur ces sujets ; des femmes et des hommes engagés, parfois militants. Nos journalistes et auteurs invités y décryptent et analysent les tendances de ce que pourrait être l'émergence de nouveaux écosystèmes autour d'une question majeure : une réforme du capitalisme est-elle possible ? Décentralisation, écologie citoyenne, entreprises à mission, nouvelles normes du travail... Un nouveau monde se dessine, faisons-le savoir. Partageons l'économie !

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a écrit le 02/04/2021 à 15:18 :
"Il aura donc fallu un virus pour que tout bascule."

Je sais que cela ne plait pas ici, l'avantage c'est que nombreux pourront faire l'amalgame, mais le monde a basculé avant ce virus, certainement sous Trump qui nous a exposé un changement total de paradigme américain que Biden confirme, à savoir fini la mondialisation à tout prix, l'éxécution de TINA en place publique mondiale. Le début se situant même peut-être avec le vote des anglais pour la sortie de l'UE, à savoir seul pays européen à n'avoir fait aucune conscession au nazisme qui pourtant le désirait tant car chaque anglais, du fait de la situation géographique du pays certainement, est profondément souverainiste dans l'âme à tel point que comme le disait Nietzsche, cela lui a permis aussi de résister même à la religion catholique.

La finance ayant mené la danse jusqu'à présent exposant sa totale incompétence à gouverner le monde avec ses 80% d'insectes en moins, une espèce vivante qui s'éteind toutes les 20 minutes, la moitié de la biodiversité mondiale anéantie, le passage des cancers que l'on sait non naturels comme principale cause de décés, la famine qui repart dans le monde depuis 2010, le QI qui baisse depuis la fin des années 90 en europe avec de plus en plus sûrement les mêmes causes que l'augmentation des cancers du fait donc des perturbateurs endocriniens massivement présents dans les pays occidentaux à savoir ceux qui consomment à outrance depuis le plus longtemps, est remise en cause et on se rend compte qu'elle est même incapable de réfléchir à ça également, elle ne pense pas elle ne fait que compter, exposant au monde que nous avons confié nos vies à de vulgaires calculatrices.

La finance, propriétaire de nos politiciens et de nous tous d'ailleurs vu que nous avons tous des crédits de tout et de n'importe quoi, est nulle à guider l'humanité la dirigeant de ce fait vers son anéantissement le plus total, ne lui laissant même aucun chance tandis que pourtant l'humanité est résiliente, comme vous dites difficile de passer à côté de ce terme par les temps qui courrent, par définition, sinon nous ne visiterions pas Mars en ce moment même. Les pays qui l'ont compris réagissent et logiquement remporteront la partie, ceux qui continueront par pure cupidité et donc bêtise à se soumettre aux aliénés sont condamnés. Je crois sincérrement que c'est ce mouvement, que c'est cet instinct de survie animal qui nous caractérise auquel nous assistons en ce moment.

Bon il faut également dire que tout comme l'imprimerie a été une réelle révolution intellectuelle, internet lui est carrément en train de tout dynamiter en y mettant un soin particulier.

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