Le livre et le Blu-Ray épargnés par la crise

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Le marché français du divertissement a connu en 2009 une croissance de ses ventes en volume de presque 2% sur un an pour un chiffre d'affaires qui se replie d'autant. Selon l'institut GfK, les livres et les DVD tirent leur épingle du jeu.

Les Français semblent s'être réfugiés dans les livres en 2009, constate l'institut GfK dans une étude publiée ce mercredi. Dans un marché français du divertissement de 7,89 milliards d'euros (+1,9% en volume et -1,8% en valeur), les ventes de livres en France s'élèvent à 4,2 milliards d'euros avec une progression de 3,9% sur un an. A l'instar du cinéma, ce segment a résisté aux turbulences économiques. D'une part, explique GfK, ce produit est le moins cher du secteur du divertissement avec un prix moyen de 10,9 euros; d'autre part, la crise a été un facteur incitatif puisque plus de 600.000 ventes concernent des titres traitant justement de la crise financière. Sans parler du succès planétaire de la série "Twilight" de Stephenie Meyer publié en France chez Hachette, dont les ventes ont atteint 2,5 millions d'unités, un score deux fois plus important que "Millenium", best-seller 2008 vendu à 1,4 million d'unités.

Le livre numérique n'a pas encore évincé le livre physique. Sans rejeter a priori ce nouveau mode de lecture, les Français attendent encore une baisse significative des prix. En revanche, Internet s'impose peu à peu comme circuit de vente. "Locomotives du marché", les web-librairies représentent désormais 7% du marché en valeur avec une croissance de 24% par rapport à 2008. C'est notamment lié au fait que les Français sont persuadés que les livres neufs sont moins chers que dans les librairies dont les ventes sont stables. Beaucoup ignorent le principe du prix unique imposé par la loi Lang de 1981 et ce quelque soit les points de vente. Les ventes réalisées par les hypermarchés et enseignes multimédia ont pour leur part crû de 5%.

Usage encore trop peu répandu de la VoD

L'autre signe positif relevé par GfK est le sursaut des DVD. En volume du moins, avec des ventes en hausse de 12,4% sur un an. En valeur, le chiffre d'affaires n'a progressé que de 0,5%. Merci au format Blu-ray qui signe une solide année 2009 faisant même "basculer le marché de la vidéo vers le positif", écrit GfK dans son étude. Avec 108 millions d'euros, il a représenté 8% du marché tant en volume qu'en valeur. Le dernier opus de la saga Batman, "The Dark Knight" n'y est pas étranger puisqu'à lui tout seul, ce film a réalisé près d'un quart de ses ventes sous ce format haute définition. Par ailleurs, la chronologie des médias permettant à un film de sortir en DVD et Blu-Ray quatre mois après sa sortie en salle, a permis de profiter en 2009 de gros succès tels que "L'Age de glace 3", "Harry Potter et le prince de sang-mêlé", "Là-Haut" ou bien encore "Transformers 2".

En revanche, le marché de la Vidéo à la demande (VoD) enregistre un chiffre d'affaires de 85 millions d'euros et une hausse de 60% sur un an. Une progression jugée "relativement lente"  par les analystes de GfK.Il ne pèse actuellement que 6% du marché total de la vidéo.

Une préférence pour les produits d'occasion

Les loisirs interactifs (consoles et jeux vidéo mais aussi logiciels de loisirs) enregistrent pour leur part des chiffres contrastés. Malgré un chiffre d'affaires solide de 2,7 milliards d'euros, ils accusent toutefois un lourd repli après une année 2008 "exceptionnelle". Une situation liée au "caractère cyclique d'un marché rythmé par les arrivées des différentes générations de consoles", explique GfK. Or, certaines d'entre elles arrivent à maturité. Sans parler de la baisse du prix décidée par les constructeurs pour dynamiser les ventes. Crise oblige, les consommateurs ont également préféré des produits d'occasion ou téléchargés. Les perspectives restent toutefois très positives sur ce segment.

Enfin, s'agissant de la musique, le CD a encore souffert avec un recul de 11% en valeur pour un chiffre d'affaires de 814 millions d'euros. Une baisse non compensée par le téléchargement légal dont la progression s'élève à 23%.

 

 

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