Le Congrès mondial du mobile a fait la part belle aux logiciels et aux services

Systèmes d'exploitation, interfaces et applications ont dominé l'édition 2010 du MWC.
(Crédits : Bloomberg)

Le Mobile World Congress (MWC) a fermé ses portes jeudi à Barcelone sur une note moins morose que l'an passé. « On a beaucoup moins parlé de la crise », relève Olaf Swantee, le patron de l'activité mobile d'Orange. L'édition 2010 fut aussi moins « verte » : l'écologie semble déjà passée de mode dans les télécoms, seul Puma a présenté un mobile à panneaux solaires conçu par Sagem Wireless. À la vogue du tactile, qui s'est imposée jusque dans l'entrée de gamme pour devenir une banalité, succède une tendance à rebours, le retour en force du clavier Azerty complet, inspiré du BlackBerry. Après la course à la taille de l'écran, les fabricants reprennent goût à la miniaturisation : dans la foulée du N97 mini de Nokia, on a pu découvrir à Barcelone le LG mini, le HD mini de HTC et deux smartphones compacts X10 mini et X10 mini pro chez Sony Ericsson.

Cette édition a surtout été marquée par le peu de nouveautés présentées par les fabricants de mobiles. « Il y a en moyenne une grande innovation tous les trois ou quatre ans dans la téléphonie mobile, observe Neil Mawston, du cabinet Strategy Analytics. Il y a eu l'introduction de l'appareil photo en 2001, le Razr ultrafin de Motorola en 2004 et l'iPhone d'Apple en 2007. Le Nexus One de Google n'apporte rien de nouveau, ce n'est qu'un "iclone", un clone d'iPhone ! » L'innovation de Google vient du modèle de distribution en ligne choisi par le géant d'Internet, qui « pourrait changer radicalement la façon dont se fait ce business », considère cet expert.

Android superstar

La dominante du MWC « n'était pas tant les téléphones, le hardware, que les systèmes d'exploitation, les applications et les services », analyse Carolina Milanesi, du cabinet Gartner. Android, le système d'exploitation de Google, était presque de tous les stands, une déferlante d'une quarantaine de modèles. « Il devient de plus en plus difficile de se différencier, d'où l'accent mis par les fabricants sur l'interface utilisateur », souligne l'experte de Gartner : Sony Ericsson a développé sa propre surcouche logicielle sur Android, Timescape et Mediascape. HTC a la sienne appelée Sense, et Motorola a conçu une interface spéciale réseaux sociaux, Motoblur.

Le leader, Nokia, n'a dévoilé aucun nouveau modèle mais un nouvel OS, MeeGo, en partenariat avec Intel, et dressé un bilan de sa percée dans les services : ses cartes GPS, désormais gratuites, ont dépassé les 3 millions de téléchargements en trois semaines, plus de 6 millions de personnes ont créé un compte sur sa messagerie Ovi Mail en un an et sa boutique en ligne Ovi Store enregistre plus de 1 million de téléchargements d'applications par jour. Son rival Samsung a mis en avant un modèle, le Wave, le premier utilisant son nouveau système d'exploitation, Bada, tandis que Microsoft a présenté Windows Mobile 7. Un foisonnement de plates-formes encore jamais vu qui, explique la tentative des grands opérateurs mobiles de créer un standard unique pour le développement des applications pour mobile.

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