Deutsche telekom voit son profit net divisé par quatre

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Deutsche Telekom, le numéro un européen des télécoms a vu en 2009, son bénéfice net plonger de 76% sur un an, plombé par plus de 2 milliards de dépréciations d'actif dont l'opérateur mobile T-Mobile au Royaume-Uni. Son chiffre d'affaires enregistre une croissance de 4,8% grâce à l'opérateur grec OTE. Le groupe fait état d'incertitudes pour cette année.

L'exercice 2009 de Deutsche Telekom, publié ce jeudi, le même jour que France Télécom, est lui aussi marqué par une forte baisse de son bénéfice net. Celui-ci a en effet fondu de 76% par rapprt à 2008 pour tomber à 353 millions d'euros contre 1,48 milliard d'euros. Le groupe justifie ce plongeon par des dépréciations de 2,3 milliards d'euros sur ses actifs au Royaume-Uni, où le groupe possède l'opérateur de téléphonie mobile T-Mobile UK, et en Europe de l'est et du sud.

Malgré cette chute, le numéro un européen des télécoms a décidé de maintenir son dividende inchangé. Deutsche Telekom promet de reverser 3,4 milliards d'euros par an à ses actionnaires au titre des exercices 2010 à 2012 avec un dividende plancher de 70 centimes d'euro par action pour ces trois années, et complètera si besoin est par des rachats d'action.

S'agissant de l'excédent brut d'exploitation (Ebitda) ajusté, il ressort à 20,7 milliards d'euros, en hausse de 6,2% sur un an conformément à ce que le groupe avait anticipé et ce, grâce à la contribution de l'opérateur grec OTE acquis en 2009. Ce dernier a également participé à améliorer l'activité globale de Deutsche Telekom dont le chiffre d'affaires s'établit à 64,6 milliards d'euros (+4,8%).

Dans la téléphonie fixe, le nombre d'abonnés a continuer à décroître en Allemagne. Cette baisse n'a pas été compensée par la croissance du nombre de clients dans l'internet haut débit. La téléphonie mobile marché très mûr en Allemagne, ne croît que lentement.

Pour 2010, l'excédent ajusté est attendu autour de 20 milliards d'euros. Une stabilité liée selon l'opérateur aux "incertitudes persistantes sur la conjoncture".

Par ailleurs, la Commission européenne doit se prononcer lundi prochain sur la fusion des filiales de téléphonie mobile de Deutsche Telekom et France Télécom au Royaume-Uni, finalisée le 6 novembre dernier.

 

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