Noir c'est noir pour BlackBerry
Delphine Cuny
PROPOSÉ PAR
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Delphine Cuny
Pas de sortie de crise à l'horizon pour le fabricant du BlackBerry. Le canadien Research in Motion (RIM) a prévenu mardi soir qu'il serait « probablement » en perte opérationnelle au premier trimestre de son exercice fiscal (au 2 juin). L'environnement concurrentiel, les pressions sur les prix vont perdurer et « sa performance financière restera difficile au cours des trimestres suivants. » A l'ouverture des marchés, l'action RIM, cotée sur le Nasdaq, a ouvert en baisse de près de 9% à 10,26 dollars. RIM, qui cotait près de 70 dollars en février 2011 et plus de 130 dollars en juin 2008, ne capitalise plus que 5,3 milliards de dollars, soit cent fois moins qu'Apple ! Et moitié moins que Nokia.
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Les analystes dubitatifs sur un rachat
Dans son communiqué de mardi soir, RIM a aussi annoncé des mesures visant un milliard de dollars d'économies d'ici à la fin de 2013, par rapport à fin 2011, notamment des « réductions importantes des dépenses et des effectifs dans certaines activités d'ici la fin de l'année », sans préciser. Surtout la firme de Waterloo, dans l'Ontario, a indiqué avoir mandaté les banques JPMorgan Chase et RBC Capital Markets pour l'aider dans sa revue stratégique : à l'étude, les différentes stratégies financières possibles, y compris une vente pure et simple, mais aussi les moyens de tirer profit de la plateforme logicielle BlackBerry à travers des partenariats, des licences et d'autres « modèles économiques alternatifs. » Mais les analystes se montrent dubitatifs sur un acquéreur potentiel, malgré des rumeurs récurrentes d'un intérêt de Microsoft. RIM n'est pas parvenu à renouveler l'image de BlackBerry et s'est fait largement distancé par Apple et Samsung. A fin mars, la part de marché de RIM dans les smartphones est tombée à 6,9% selon le cabinet Gartner, contre 13% un an plus tôt.
Delphine Cuny
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