Yahoo! a reçu 29.000 demandes de renseignements sur ses utilisateurs
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Après Facebook, c'est au tour du moteur de recherche Yahoo! de jouer la carte de la transparence dans l'affaire PRISM, le scandale d'espionnage informatique orchestré par l'Agence nationale de sûreté américaine (NSA) à l'encontre de milliers d'internautes. Le groupe américain a annoncé, vendredi 6 septembre, qu'il avait reçu 29.000 demandes d'informations sur ses utilisateurs émanant de 16 pays différents (les États-Unis, la France, l'Allemagne, la Grande-Bretagne, l'Italie, l'Irlande...). Des requêtes émises majoritairement par Washington.
Dans son premier rapport dit de "transparence", le moteur de recherche indique ainsi avoir reçu 12.444 demandes des autorités américaines au premier semestre 2013, émanant aussi bien des autorités judiciaires que de celles chargées de la sécurité nationale.
Le gouvernement américain "nous interdit de révéler des détails supplémentaires sur le nombre de demandes", a précisé le groupe. Ron Bell, le principal avocat de la firme informatique, a affirmé sur son blog que "le département juridique de Yahoo! exigeait que les demandes des gouvernements soient faites en toute légalité et à des fins légales". "Chez Yahoo!, nous prenons très à cœur la confidentialité de nos utilisateurs", a-t-il ajouté.
37% des demandes américaines ont été satisfaites, a détaillé l'avocat. Dans 55% des cas, Yahoo! a fourni des informations "sans contenu" comme des noms ou de la géolocalisation.
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