Ondes magnétiques : pas d'"effet avéré" sur la santé mais... évitez les expositions

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L'exposition aux ondes électromagnétiques peut provoquer des modifications biologiques dans le corps mais les données scientifiques disponibles ne montrent pas "d'effet avéré" sur la santé, indique l'Agence nationale sanitaire française (Anses) dans un avis rendu public ce mardi.
L'Anses ne juge pas nécessaire de modifier la règlementation qui fixe des seuils limites. Les effet biologiques sont des "changements d'ordre biochimique, physiologique ou comportemental qui sont induits dans une cellule, un tissu, ou un organisme en réponse à une stimulation extérieure". Un effet sanitaire "n'intervient que lorsque les effets biologiques dépassent les limites d'adaptation du système biologique", explique l'Anses qui précise que
L'Anses recommande néanmoins de limiter l'exposition aux ondes, en particulier celles des téléphones mobiles, surtout pour les enfants et les utilisateurs intensifs. L'Agence pointe en effet le fait que "certaines publications évoquent une possible augmentation du risque de tumeur cérébrale, sur le long terme, pour les utilisateurs intensifs de téléphones portables."
Plus globalement, ces nouvelles technologies sont susceptibles d'augmenter l'exposition de la population générale, via de nouvelles antennes, ou des utilisateurs, via de nouveaux équipements (smartphones dernière génération, tablettes, etc.), résume l'Anses.
Par ailleurs, l'Agence a souligné que "l'évaluation des risques ne peut être conduite à ce jour pour différents effets potentiels en l'absence de données disponibles chez l'Homme ou chez l'animal et que l'impact potentiel des protocoles de communication mis en œuvre (2G, 3G, 4G) apparaît faiblement documenté."
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Les interrogations sur les effets sanitaires des ondes (cancer, fertilité etc) avaient notamment émergé alors que les technologies sans fil connaissent un déploiement toujours plus large, notamment avec l'arrivée de la 4G. Cet avis de l'Anses a été formulé par un groupe de 16 experts qui, durant deux ans, ont passé en revue des centaines d'études scientifiques. Le dernier avis de l'Anses sur le sujet avait été émis en 2009.
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