Il faudrait tripler le nombre d'antennes-relais pour garantir la santé face aux ondes

 |   |  423  mots
(Crédits : DR)
Selon des travaux publiés lundi par le gouvernement, il faudrait au moins tripler le nombre d'antennes-relais pour garantir aux Français une "faible exposition" aux ondes, tout en conservant une couverture mobile satisfaisante.

Trois fois plus d'antennes-relais. Voici ce qui serait nécessaire pour préserver une couverture mobile "satisfaisante" tout en garantissant une "faible exposition" des Français aux ondes selon des simulations menées dans cinq villes et publiées lundi par le gouvernement.

0,6 volt par mètre, un seuil de sécurité sanitaire

Le Copil, un comité issu du Grenelle des ondes en 2009 réunissant l'Etat, les opérateurs de téléphonie, les élus locaux et les associations, était chargé d'"étudier la faisabilité du projet. A savoir, une réduction de l'exposition du public aux ondes" sous le seuil de 0,6 volt par mètre, défendu par des associations comme un "seuil de protection" sanitaire. Ce comité a chapeauté des travaux visant à simuler un tel abaissement dans plusieurs villes (Paris XIVe, Grand-Champ (Morbihan), Grenoble, Lavelanet (Ariège) et Thiers (Puy-de-Dôme) puis à calculer le nombre d'antennes qu'il faudrait rajouter pour préserver la qualité de couverture.

Verdict: "90% des niveaux d'exposition modélisés sont inférieurs à 0,7 V/m et 99% à 2,7 V/m, d'après un état des lieux mené en 2010 et 2011 dans seize zones pilotes, alors que les valeurs limites réglementaires sont comprises entre 40 V/m et 61 V/m pour les fréquences utilisées par la téléphonie mobile", indique le rapport de synthèse remis lundi aux ministres de l'Ecologie et de l'Economie numérique.

Tripler les 50.000 antennes-relais actuelles

Or d'après des simulations numériques, l'abaissement de l'exposition à 0,6 V/m "s'accompagnerait d'une forte déterioration de la couverture réseau, en particulier à l'intérieur des bâtiments": de 82% en intérieur à Paris XIVe par exemple. Si un tel abaissement était mis en oeuvre, il faudrait alors multiplier le nombre d'antennes "par un facteur au minimum égal à trois", selon ce rapport. Sachant que selon l'Agence nationale des fréquences (ANFR), il y a actuellement environ 50.000 antennes-relais de téléphone mobile en France.

Cet état des lieux, mené en 2010 et 2011, n'inclut toutefois ni le réseau 3G de Free Mobile ni les réseaux 4G récemment ouverts au public, précise le rapport, qui souligne que le déploiement de la 4G "devrait s'accompagner d'une augmentation de l'exposition du public" aux ondes de l'ordre de 50%.

Du reste, si l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a classé en 2011 les ondes comme potentiellement cancérigènes, les opérateurs préfèrent s'appuyer sur le dernier avis de l'Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses), datant de 2009, pour écarter tout danger. Un avis que l'agence doit cependant actualiser prochainement.

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 27/08/2013 à 13:16 :
Bon en gros, le téléphone portable n'est pas mauvais pour la santé mais il est mauvais quand même. Le choix est simple, cancer ou antennes ??? Bon allez prenons les calculettes, c'est quoi le plus rentable ?
a écrit le 27/08/2013 à 12:20 :
Si au moins les antennes étaient clairement visible, mais elles sont dissimulées sous des fausses cheminées ou faux arbres.
a écrit le 27/08/2013 à 9:14 :
Et si au final, on vivait moins avec le portable. J'ai 24 ans pourtant, donc je ne suis pas un vieux qui n'a jamais utilisé la technologie, mais outre le problème des ondes, cela apporte d'autre problème (désocialisation). Plus aucun jeune ne sort pour aller boire un verre juste pour parler, demander des nouvelles, ...

A par dans les zones rurales, le portable n'a pas grand intérêt en ville ou tout le monde peut se déplacer facilement et voir d'autres personnes, sans avoir besoin de lui téléphoner (surtout avec Skype et les progrès d'internet et des vitesses de connexion).
Réponse de le 27/08/2013 à 11:53 :
J'ai 10 ans de plus, 3 portables, et je ne me sens pas dépendant. Je bois des verres avec mes amis avec ou sans portable!
Réponse de le 27/08/2013 à 12:16 :
Là, je te rejoins tout à fait Hugo...
Réponse de le 27/08/2013 à 14:14 :
Je viens de voir une dame sur la quarantaine qui était au restaurant avec des amis qui n'a jamais arrêter d'utiliser son portable entre une fourchette à l'autre.
a écrit le 27/08/2013 à 8:46 :
Votre titre "... pour garantir la santé face aux ondes" laisse supposer que qu'il y a un effet direct de cause à effet.
Or autant que je sache, il n'y a jamais eu d'évidence scientifique démontrant que les ondes hertzienne ont un effet négatif sur santé. Nous en sommes à ce niveau là au niveau de la croyance, de la religion en quelque sorte... On y croit ou on n'y croit pas, avec autant de sectarisme dans un camp que dans l'autre... Un guerre de religion en quelque sorte.
Réponse de le 27/08/2013 à 15:12 :
Oui, JLB, les superstitions sont très à la mode ces derniers temps ! Rien de rationnel dans ce seuil parachuté de nulle part, mais tout le monde (ou presque) gobe allègrement ! Vive Panurge...
a écrit le 27/08/2013 à 7:19 :
Bien sûr, le cerveau est sensible aux antennes radio qui provoquent foule de cancer.

Oh wait...

Le soleil, dans tout ça, il ne produit pas plus de rayonnement que toutes les infrastructures humaines ? Le cosmos, lui, n'en envoi pas encore plus vers la Terre ? Terre qui produit d'ailleurs un champ magnétique d'1 Tesla...

Si vous voulez évitez un cancer (et les maladies cardiovasculaires, diabète, etc...), commencez par bougez votre c*l et mangez sainement et équilibré. C'est bien plus important qu'un minuscule champ électromagnétique, auquel les êtres vivants sont habitués.
a écrit le 26/08/2013 à 21:32 :
Non, il ne faudrait pas tripler les BTS, il faudrait les mutualiser pour que chaque opérateur bénéficie de la capillarité constituée par l'ensemble des réseaux... Mais comme le régulateur dans sa clairvoyance a préféré organiser des infrastructures parallèles plutot qu'organiser la qualité de service, on n'est pas rendu... C'est comme si on attribuait plusieurs concessions d'autoroutes au même endroit, et aucune dans d'autres lieux...
a écrit le 26/08/2013 à 20:48 :
Le vrai scandale c'est que les antennes sont souvent installés sur le toit des HLM, les smicards c'est immunisé contre le cancer paraît-il...
Réponse de le 26/08/2013 à 22:59 :
Personne ne les oblige à accepter le logement que d'autres payent à leur place.

Pourquoi pas un château pour eux pendant qu'on y est ?
Réponse de le 27/08/2013 à 2:37 :
Sauf que les smicards possèdent pratiquement tous un téléphone mobile et même abandonnent leur ligne fixe pourtant bien moins chère à l'usage! Ceci démontre bien qu'ils n'ont que faire des effets des ondes électromagnétiques sur les organismes vivants. A noter que les HLMs ne sont pas réservés aux smicards mais surtout aux revenus modestes allocataires du RSA socle compris.
Réponse de le 27/08/2013 à 13:05 :
La location du toit pour installer les antennes aide à contenir le cout des loyers. A moins que vous ne souhaitiez les subventionner vous même!
Réponse de le 27/08/2013 à 14:27 :
Ce débat sur les antennes est complétement idiot et totalement irrationnel. Pourquoi les antennes mobiles plutot que les antennes de diffusion de la télé ? Et puis il n'y a pas que les HLM qui ont des antennes sur leurs toits, il y a aussi la résidence des étudiants à Sup Telecom Paris rue Barrault qui prépare l'élite des ingénieurs français en télécom. Seraient-ils tous masochistes ? C'est avec ce genre de polémique qu'on risque de passer à coté des vrais problèmes de santé induits par l'environnement
a écrit le 26/08/2013 à 20:09 :
Plus d'antennes de moindre puissance, c'est bien sûr un confort immense car nombre de cerveaux sont sensibles aux 0,6V/m. La plupart des cellules nerveuses mesurent plus d'un mètre et sont de bonnes antennes de réception. Un femtocel mutualisé entre les opérateurs dans chaque logement ou bureau serait une solution. Hélas l'état désorganisé de la concurrence entre les opérateurs ne le permet pas. Il en est de même pour le développement des réseaux de fibre optique au détail.
a écrit le 26/08/2013 à 19:42 :
A titre de comparaison il serait intéressant de savoir à combien s'élève le champ électrique d'une ligne haute tension dans le champs des éleveurs de bovins ou à proximité de leur habitation. Ce sujet est tabou chez RTE car cela l'obligerait à mettre en oeuvre un gigantesque chantier au coût pharaonique d'enterrement de lignes haute tension sur tout le territoire français! On préfère parler du champ magnétique ridiculement faible dû à l'élévation de la tension électrique tandis que les êtres vivants sont parcourus de la tête aux pieds par un courant électrique.
a écrit le 26/08/2013 à 19:39 :
on voit pas comment financer plein d'antennes alors que le francais tolere de bien vouloir payer 2 euros en tt gratuit tt illimite en 4g paye par personne ( un peu comme les retraites avec les eurobonds allemands, en qques sortes)
Réponse de le 28/08/2013 à 16:51 :
Ce buzz serait-il poussé par les fournisseurs d'antennes?
Pas de problème pour les opérateurs, il suffit de multiplier par 10 les forfaits pour tripler le nombres d'antennes en N années (N à déterminer...)
a écrit le 26/08/2013 à 19:24 :
Pourquoi mettre 4 antennes sur un même pilonne ? Ne serait-il pas judicieux d'obliger les opérateurs de ce partager les antennes pour qu'elles couvrent tout le territoire et améliorer la santé de tous ?

On a 4x trop d'antennes. Il suffirait de les regrouper (et maintenant, de les replacer judicieusement), et on en aurait même à revendre...

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :