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Un an après l'arrivée de Michel Combes, aux commandes depuis le 1er avril 2013, Alcatel-Lucent va nettement mieux. « Cela fait quatre trimestres qu'il dépasse les attentes » salue un analyste financier. Mais l'équipementier télécoms est encore en perte nette, de 73 millions d'euros au premier trimestre, et son résultat opérationnel reste modeste, 33 millions d'euros pour un chiffre d'affaires de 2,9 milliards (hors activité du segment entreprises en cours de cession au chinois Huaxin), ce qui fait ressortir une marge opérationnelle de 1,1%. « Félicitations, cela faisait bien longtemps qu'Alcatel-Lucent n'avait pas été bénéficiaire en exploitation au premier trimestre ! » a réagi un autre expert lors de la conférence téléphonique de présentation des résultats. En hausse de 4% en matinée, l'action Alcatel-Lucent s'est retournée dans l'après-midi pour finir en recul de 2,5%. En un an, elle a rebondi de 146%. Réintégrée au CAC 40 en décembre, elle pèse plus de 8 milliards d'euros.
« Le consensus des analystes était un peu trop élevé, le management a mis en garde de ne pas extrapoler les excellents chiffres de réduction de coûts » décrypte un bon connaisseur du groupe. L'année 2014 s'annonce comme un exercice de transition: d'ailleurs, Alcatel-Lucent n'a pas communiqué d'objectifs, mais le groupe a confirmé celui d'un free cash flow positif d'ici fin 2015. Le directeur général Michel Combes n'a d'ailleurs pas versé dans le triomphalisme.
Interrogé sur les annonces de ses concurrents d'investissements dans la 5G, il a fait valoir que le management était concentré sur l'exécution à court terme du plan de redressement et la réduction de l'exposition du groupe aux technologies plus anciennes (2G, 3G) au profit de la 4G et des petites cellules qui sont « une préfiguration partielle de la 5G.»
Le titre Alcatel-Lucent avait grimpé en début de semaine sur fond de regain de rumeurs d'intérêt de la part de son concurrent finlandais Nokia, délesté de son activité de téléphones mobiles cédée à Microsoft et à la tête d'une trésorerie de plus de 7 milliards d'euros. Une fusion complète reste cependant peu probable, du fait des importants doublons, aux yeux des analystes, qui n'excluent pas une cession de l'activité d'accès mobiles (près d'un milliard d'euros de chiffre d'affaires sur le trimestre). Sous l'impulsion de Michel Combes, dans le cadre de son plan Shift, Alcatel-Lucent se recentre sur l'activité de cœur de réseaux, qui affiche une croissance de 6,9% au premier trimestre (à 1,35 milliard d'euros), contre 0,3% pour l'ensemble du groupe, et une marge opérationnelle de 7,1%.
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