Comment combler le retard de la France dans le numérique

 |   |  298  mots
(Crédits : Décideurs en région)
Les députées Corinne Erhel et Laure de La Raudière dressent des pistes dans un rapport parlementaire présenté ce jour en commission des affaires économiques. Elles mettent l’accent sur l’apprentissage de l’informatique et la nécessité d’insuffler la culture startup dans les grands groupes.

« Les succès numériques français sont encore trop rares » constatent Corinne Erhel et Laure de La Raudière, dans un rapport parlementaire destiné à mobiliser les élus et les pouvoirs publics. « Sans actions fortes, nous serons laissés sur le bas-côté de la route » mettent-elles en garde. Dans ce rapport d'une centaine de pages présenté ce mercredi devant la commission des affaires économiques de l'Assemblée nationale, la députée PS des côtes d'Armor et la députée UMP d'Eure-et-Loir dressent aussi des pistes pour que la France tire parti de cette révolution numérique. Elles insistent sur l'éducation, préconisant de « rendre obligatoire l'enseignement informatique dans les collèges », d'éveiller les élèves du primaire au « codage », à la programmation informatique, et de créer un CAPES et une agrégation d'informatique. Elles proposent aussi d'élargir le champ des activités reconnues par la formation professionnelle aux « MOOC », les cours en ligne ouverts à tous, l'e-learning etc. 

Des startuppers dans les conseils d'administration du CAC 40 ?

Les parlementaires estiment aussi nécessaire d'insuffler la culture startup dans les grands groupes : elles recommandent par exemple d'inciter « les conseils d'administrations des entreprises du CAC 40 » à intégrer « un membre ayant fondé une startup innovante. » En matière de financement, le rapport souligne la nécessite de s'attaquer aux lacunes en capital risque de notre écosystème et encourage « l'Etat à investir dans des fonds d'investissement privés sur le modèle de l'initiative israélienne Yozma. » Les députées suggèrent aussi de confier à la Cour des Comptes une mission d'évaluation des dispositifs de soutien public au numérique. Elles reprennent également des recommandations de la mission Big data.

> voir la vidéo de la présentation du rapport en commission

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 15/05/2014 à 20:05 :
Je suis sûr que Corinne et Laure sont les deux personnes les plus à même de régler cette question. Est-ce parce qu'elle sont parlementaires? Cela donne-t-il la science infuse?
What else?
a écrit le 15/05/2014 à 9:20 :
« La vision de l'entreprise en tant que forteresse... c'est révolu » d'Isaac Getz dans la rubrique "Opinion" : "tout doit être validé par un chef, perçu comme plus intelligent, à tous les étages de la pyramide. Ce modèle de hiérarchie bureaucratique couplé à la
multiplication des procédures fait que l'intelligence des collaborateurs n'est pas respectée."
Lisez ce qu'il s'est passé chez Nokia. L'innovation, la création des salarié/e/s est rejetée en France. Lisez les commentaires !
a écrit le 15/05/2014 à 7:32 :
Il n'y a pas de doutes ! Pour innover dans les pratiques scolaires et les NTIC il faut utiliser les bonnes vieilles méthodes sclérosées ! On pourra ensuite se plaindre du manque de candidats aux concours.
a écrit le 15/05/2014 à 0:35 :
Ca coincera toujours tant que notre économie est gérée par l'Etat, selon une idéologie de gratte-papier professionnels connaissant le monde de l'entreprise privée a travers des livres ou des rapports, parce qu'eux même n'y ont jamais travaillé: bourrage de crane "patron=salaud", code du travail décourageant l'embauche, accès au capital impossible pour les salariés, fiscalité girouette décourageant la vision à long terme, taxes et charges surréalistes, enfer comptable et administratif... c'est pas nouveau, rien ne s'améliore sur ces sujets, alors on garde le résultat qui va avec: la réussite en devient accidentelle!
a écrit le 15/05/2014 à 0:12 :
L'investissement financier nécessaire pour monter une boite d'informatique? Ce n'est pas un secteur où il faut 40 000 euros de matériel pour commencer : Avec une idée, un portable, un SmartPhone et du temps; vous pouvez tenter votre chance sur une application, un site web, etc.!
Les études? On a des myriades de bons développeurs capables de créer et de monter des boites!
Alors, où est le problème? Peut-être le fait que pour pouvoir prendre le risque de quitter son job, de monter une boite en informatique, il faut pouvoir se loger et bouffer le temps d'avoir des clients?
Qu'est-ce qui explique qu'on observe des créateurs d'entreprises s'installant loin de leurs clients potentiels? Qu'est-ce qui explique qu'ils proposent du travail à domicile aux salariés auxquels ils ne peuvent donner 3 fois le loyer d'un studio?
Le coût du logement là où il y a de l'activité et des clients peut-être?
a écrit le 14/05/2014 à 23:38 :
Retard numérique...Retard numérique...A entendre le langage parlé dans la rue, (et je n'ose même pas évoquer l'écrit) , le retard, s'il est possiblement numérique, il est d'abord dans l'enseignement du français, orthographe, concordance des temps, grammaire..., et plus globalement dans l'enseignement général. Pas d'enseignement technique, d'apprentissage, tant qu'un niveau 3° n'est pas acquis.
a écrit le 14/05/2014 à 20:41 :
d'une on écrit "Eure-et-Loir",ensuite on arrête de mettre des anglicismes un peut partout ou des acronymes anglophones : écrire donc CLOT pour "les cours en ligne ouverts à tous" avec à la fin du texte pour les anglophiles "MOOC"...traduire e-learning, start-up,etc....un article en francais doit être TOUT en francais !!!!....on apprend ca au collège :-)
Réponse de le 18/05/2014 à 14:49 :
@poutine

La traduction systématique c'est spolier la création et son créateur. Si les français se regardaient moins le nombril, les étrangers n'auraient pas d'autres alternatives que d'utiliser les inventions français sous leur appellation d'origine avec autant de fierté que les français usant de la "high tech".

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :