Apple et IBM s'allient pour faire entrer le "big data" dans l'iPhone et l'iPad

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Pour la première fois, nous mettons les capacités renommées d'analyse des big data d'IBM à portée de doigt des utilisateurs d'iOS, le système d'exploitation mobile de l'iPhone et l'iPad, ce qui ouvre une grande opportunité sur le marché pour Apple, a commenté le directeur général du groupe à la pomme, Tim Cook, en photo aux côtés de Ginni Rometty, la directrice générale d'IBM.
"Pour la première fois, nous mettons les capacités renommées d'analyse des big data d'IBM à portée de doigt des utilisateurs d'iOS", le système d'exploitation mobile de l'iPhone et l'iPad, "ce qui ouvre une grande opportunité sur le marché pour Apple", a commenté le directeur général du groupe à la pomme, Tim Cook, en photo aux côtés de Ginni Rometty, la directrice générale d'IBM. (Crédits : DR)
Apple et IBM veulent conquérir les entreprises en intégrant le "big data", spécialité d'IBM, aux iPhone et aux iPad.

Les anciens frères ennemis de l'informatique ont décidé de former une alliance. Le groupe américain Apple, dont les appareils mobiles sont surtout considérés comme des produits grand public, s'associe à IBM pour s'attaquer davantage au marché des clients professionnels, dans le cadre d'un partenariat de grande ampleur annoncé mardi.

Conquérir les entreprises avec des produits dédiés

Les deux groupes vont notamment concevoir en commun des applications mobiles intégrant des technologies d'IBM à destination des entreprises pour le téléphone iPhone et la tablette iPad. IBM vendra aussi des iPhone et des iPad intégrant des produits adaptés spécifiquement aux clients professionnels et proposera des services en ligne optimisés pour les appareils mobiles d'Apple.

Intégrer la révolution "big data" aux produits Apple

Dans leur communiqué commun, les deux groupes disent vouloir "transformer la mobilité en entreprise avec une nouvelle catégorie d'applications professionnelles", apportant les capacités d'IBM en terme d'analyses de grandes quantités de données ("big data") sur les appareils d'Apple.

"Pour la première fois, nous mettons les capacités renommées d'analyse des big data d'IBM à portée de doigt des utilisateurs d'iOS", le système d'exploitation mobile de l'iPhone et l'iPad, "ce qui ouvre une grande opportunité sur le marché pour Apple", a commenté le directeur général du groupe à la pomme, Tim Cook.

>> Lire Big data :  gros business pour petites boites

Enthousiasme du marché

Dans les échanges électroniques suivant la clôture de la Bourse de New York, l'action Apple gagnait 1,72% à 96,96 dollars mardi soir et celle d'IBM 2,07% à 192,40 dollars.

Le rival canadien en perte de vitesse BlackBerry, dont les smartphones en entreprises ont longtemps été sa chasse gardée, reculait en revanche de 3,63% à 10,89 dollars.

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a écrit le 16/07/2014 à 17:04 :
IBM dispose de 464 000 employés pour un chiffre en baisse de 99 milliards de dollars et une valorisation d'un peu plus de 200 milliards. Enorme .. et coûteux! Apple pour sa part en aligne 84 000 pour un chiffre de 170 milliards et une valorisation de 479 milliards! On voit que l'un tente de limiter sa chute en offrant ses services tous azimuts tandis que l'autre tente de conserver la folie que représente son pactole si friable. IBM n'ayant tenté aucune démarche pour reprendre Intel, il se pourrait que la vieille icône de la IT soit reprise par plus ambitieux s'il veut bien diviser son personnel par trois. Pour sa part Microssoft 340 milliards de valorisation pour 77 de chiffre et 99 000 employés fait de la place pour acquérir Helwet Packard en perdition avec ses 331 000 employés pour 112 milliards de chiffre et 61 seulement de valorisation. A chaque fois un pari difficile.
Réponse de le 16/07/2014 à 17:50 :
Pourquoi IBM aurait il acquis Intel ? L'incursion (pas souhaitée) dans l'informtique grand public a été stoppée dès que possible. Pour y gagner de l'argent, il faut y intégrer une grande part de sous traitance, ET de "vent"; ce que certains savent faire. Par contre la "vieille icône" centenaire a encore du répondant en matière de services. Parmi lesquels les plus efficaces ne font pas la couverture des magazines "people hi tech".
Réponse de le 18/07/2014 à 8:45 :
IBM racheter Intel ? , alors là j'ai pouffé de rire en vous lisant , Lenovo était le sous traitant d'IBM depuis 1981 pour les PC qu'il vendait a prix d'or aux entreprises , puis IBM a cru dans le No-Hardware pour ne faire que du Software et donc laissé son sous Traitant faire ses propres PC , alors racheter Intel c'est trop comique , HP par microsoft ? alors là aussi c'est risible , déjà qu'ils rachètent Nokia car ils ont raté l'internet Mobile c'est pas pour se lancer dans la voie du PC qui semble désormais moins fructueuse que la décennie passée , enfin Apple a du cash et des clients qui abondent depuis quelques années c'est un fait meme sans défendre la marque ils ont quand meme des atouts du aussi a l'UE qui a marginalisé le monopole de winmachin ce qui a renforcé le concurrent indirect .. mais les rachats que vous citez sont trop comiques .. je suis dans ce secteur d'activité , je vois mes collègues rire a vos supputations .. merci
a écrit le 16/07/2014 à 14:05 :
Ibm s'allie à Apple ... Je ne pensais pas que IBM était tombé si bas !
Bravo Apple, encore une victoire commerciale. Je sens que je vais passer à Linux.
Réponse de le 18/07/2014 à 8:48 :
je vais vous rafraîchir la mémoire , en 1980 un certain Bill gates et Microsoft se sont alliés a IBM pour promouvoir un certain MS-DOS a l'époque .. donc aujourd'hui les clients d'Apple interresse IBM qui sont sans doute plus nombreux de nos jours , IBM n'est pas fou , il suffit d'aller a l'étranger pour voir l'engouement pour des produits Apple meme dans des pays ou la consommation est étranglée par l'inflation .. quand Linux aura signé avec IBM ce sera que Linux sera plus accessible et que les entreprises y croient a son devenir .. pour l'instant cela reste quand meme cantonné aux Serveurs ..
a écrit le 16/07/2014 à 12:38 :
Maintenant, au moins, c'est clair.
Avant je refusais de payer 2 fois le prix pour que des milliards dorment dans des paradis fiscaux.
Ensuite, j'ai refusé de payer 3 fois le prix pour ne pas avoir le droit d'utiliser ce que j'avais acheté..
Et Maintenant, je refuse aussi de payer 4 fois le prix pour que ma vie privée reste privée.

Au final, j'ai un portefeuille bien garni, _et_ des secrets. ha ha :-)
a écrit le 16/07/2014 à 9:41 :
La traduction en clair, c'est qu'en achetant un appareil Apple, on n'achète plus rien. Pour être exact, on mime un achat, mais en fait on paie le droit d'utilisation d'un système qui va pomper tout ce qu'on en fait et ce qu'on y fait.
C'est bien ça?
Le rêve ultime du rentier. Imaginez acheter une maison dont le vendeur garde les clefs, y installe des systèmes de surveillance auxquels vous n'avez pas accès, filme votre famille dans tous les actes de sa vie quotidienne, dans toutes les pièces. Engage pour ce faire un spécialiste de l'enregistrement et de l'analyse des données (sons, images, consommation en tout genre etc.). Ah, j'oubliais, pour votre sécurité, il est même prévu de vérifier que vous n'utilisez pas indument votre domicile et de vous laisser dehors en fermant automatiquement vos portes. Pour votre bien.
Bien entendu, ces données seront analysées, copiées et vendues au plus offrant, sans pour autant diminuer votre coût d'utilisation de votre domicile pardon, sans diminuer vos charges de copropriété. Mais rassurez-vous, vos données sont protégées et en de bonnes mains. C'est Apple et IBM qui vous le disent.
Réponse de le 16/07/2014 à 10:16 :
L'analyse des données perso et la vente de celles-ci n'est pas le business model d'Apple ni d'IBM, c'est celui de Google, renseignez vous un peu...
Réponse de le 16/07/2014 à 10:44 :
Ce que vous dites c'est qu'ils ne tireront pas profit de la vente de ces données?
C'est pour le moins étonnant, car cet article dit le contraire.
A défaut de se renseigner, savoir lire est pas mal non plus... ;-)
Réponse de le 16/07/2014 à 11:29 :
Mea culpa.
Je reconnais que le business model de ces deux entreprises n'est pas la vente de données. Et le fait qu'IBM apporte son expertise dans le data mining ne veut pas dire qu'ils iront au delà d'offrir ce service aux entreprises qui traitent des données en interne. C'est le but de cet accord.
Mais à chaque fois qu'un écosystème comme celui d'Apple s'est ouvert, la tentation de création de valeur par ce biais a été poussée et l'argument mis en avant dans ce cas de l'indiscrimination des données s'est souvent révélé fallacieux.

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