CES 2019 : la mBox de Meersens, l'outil qui analyse l'environnement

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L'objet permet d'évaluer son exposition à une grande liste de dangers pour la santé, comme les particules fines de l'air, les ondes électromagnétiques ou l'exposition aux rayons UV. Il mesure aussi les traces de gluten dans les aliments et la qualité de l'eau.
L'objet permet d'évaluer son exposition à une grande liste de dangers pour la santé, comme les particules fines de l'air, les ondes électromagnétiques ou l'exposition aux rayons UV. Il mesure aussi les traces de gluten dans les aliments et la qualité de l'eau. (Crédits : Meersens)
LES STARTUPS STARS / AUVERGNE-RHÔNE-ALPES. La startup lyonnaise présente au CES 2019 une box portative connectée, véritable « sentinelle de la santé » permettant de vérifier que l'air, l'eau ou la nourriture sont sains et sans danger.

Mon environnement est-il sain ? La mBox, le nouveau boîtier connecté de la startup Meersens, répond à cette question. L'objet permet d'évaluer son exposition à une grande liste de dangers pour la santé, comme les particules fines de l'air, les ondes électromagnétiques ou l'exposition aux rayons UV. Il mesure aussi les traces de gluten dans les aliments et la qualité de l'eau. Conçue pour le grand public, cette box portative réalise l'analyse de l'environnement de l'utilisateur grâce à des petites capsules nommées mSens - en fait des capteurs environnementaux - spécialisées dans la détection d'un danger spécifique. Quelques secondes plus tard, les résultats, basés sur les standards de l'OMS, sont envoyés sur smartphone. Fondée par deux ingénieurs, la startup lyonnaise, qui sera récompensée à Las Vegas d'un Innovation Award dans la catégorie Tech For a Better World, présente son boîtier comme unique au monde.

« On trouve déjà sur le marché des capteurs connectés pour mesurer toutes sortes de dangers, mais aucune solution ne propose de couvrir avec un même objet l'ensemble du spectre. Notre innovation permet de reprendre le contrôle sur ce que l'on respire, ce que l'on boit, ce que l'on mange », exposent les cofondateurs Louis Stockreisser et Morane Rey-Huet.

Le scandale du lait frelaté en Chine comme élément déclencheur

C'est justement lorsque ce dernier vivait en Chine avec sa famille, dans une précédente vie professionnelle, que l'idée de Meersens lui est venue. Père de jeunes enfants au moment où éclate un scandale de lait frelaté dans le pays, il regrette alors de ne pas avoir à sa disposition un outil lui permettant de mesurer la bonne qualité des produits qui garnissent ses étagères. Il décide alors de plancher sur sa propre solution, qu'il conçoit dès le départ comme une « véritable sentinelle de la santé ». Commercialisée autour de 100 euros dans la foulée du CES 2019, la première version sera proposée avec une gamme de six capsules détectrices de risques, vendues entre 1 et 30 euros l'unité. Une offre amenée à rapidement s'étoffer.

« Nous réfléchissons à la possibilité de proposer l'analyse des métaux lourds, des pesticides, du bruit... La box pourrait avoir des centaines d'applications, nous allons donc mettre à contribution notre communauté pour définir quels capteurs développer en priorité, en fonction de leurs attentes », détaillent les cofondateurs, qui revendiquent déjà 30 000 utilisateurs pour leur application, lancée il y a quelques mois, qui repose sur une communauté « lanceuse d'alerte » de dangers potentiels, par exemple un ressenti de pollution de l'air.

Si le concept de Meersens peut paraître anxiogène en pointant des dangers sanitaires partout autour de nous, ses fondateurs présentent leur solution comme un outil préventif. « Le problème de notre environnement ne se résoudra pas en faisant la politique de l'autruche. Mais nous ne laissons pas l'utilisateur seul avec les résultats de ses analyses. Nous lui apportons des bonnes pratiques et des solutions concrètes, validées par notre communauté et des experts, médecins et nutritionnistes. Nous nous inscrivons dans un processus positif de prévention des risques.»

Pour la première année de commercialisation, Meersens espère écouler environ un millier d'exemplaires de sa box. En visant prioritairement les marchés français et américains, où la startup envisage une implantation commerciale dès l'année prochaine, avec le rêve de transformer l'entreprise en licorne française.

Et aussi

Aux côtés de Meersens, près de 32 entreprises de la région Auvergne-Rhône-Alpes exposeront leurs innovations - soit sur le stand dédié de la Région, soit via Business France, le CEA ou encore le réseau French IOT. À noter, la présence remarquée, cette année encore, du studio savoyard Pixminds spécialisé dans les PC et les jeux vidéo. Il débarquera à Las Vegas fort de ses six Innovation Awards - quasi un record - notamment pour sa souris ergonome. Parmi les pépites à suivre, on peut également citer le lyonnais Véritable et son Exky, le petit potager autonome et intelligent, le haut-savoyard Helite et son airbag pour cycliste, l'écouteur sans fil auriculaire très discret de l'isérois ActivMotion ou encore le sabre laser personnalisé imaginé par les équipes de R & D du groupe d'e-commerce informatique et high-tech LDLC. S.B.

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Commentaires
a écrit le 10/01/2019 à 21:17 :
Ces informations peuvent être obtenues autrement aussi non ?
Ceci est un gadget de plus sur toute la panoplie...
Utile ou pas ?

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