Comment Linkup veut créer le nouveau business model d’Internet
Simon Prigent
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Les cofondateurs de Linkup : Boris Toledano (COO), Philippe Mizrahi (CEO) et Denis Charrier (CTO)
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Les cofondateurs de Linkup : Boris Toledano (COO), Philippe Mizrahi (CEO) et Denis Charrier (CTO)
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Non, Linkup n'est pas seulement le nom d'un boys band qui fleure bon le début des années 2000. C'est aussi celui d'une start-up parisienne qui développe ce qui se veut être « une infrastructure pour l'Internet des IA », et qui annonce aujourd'hui une levée de fonds de 3 millions d'euros à laquelle participent les fonds d'investissement Seedcamp, Axeleo Capital, Motier Ventures, ainsi qu'une centaine de business angels du monde de la tech et des médias.
Fondée en 2024 par Philippe Mizrahi, Denis Charrier et Boris Toledano, Linkup permet aux applications d'intelligence artificielle d'accéder de manière rapide et sécurisée à des contenus en ligne, provenant d'éditeurs - des « sources premium » - ayant préalablement contractualisé avec la start-up.
Une proposition qui offre une alternative plus pérenne que le « webscraping » - technique d'extraction automatisée de contenu - et qui permet d'éviter certains problèmes que rencontrent les IA, comme les hallucinations, réponses fausses présentées comme vraies et qui sont causées par des données insuffisantes ou incorrectes.
Une solution aussi à la tension croissante entre les entreprises de l'IA et les éditeurs de contenus en ligne. Ces derniers accusent les premiers de pomper sans leur consentement leurs données pour entraîner les modèles d'IA. Un sujet brûlant qui sera d'ailleurs abordé lors du Sommet pour l'action sur l'Intelligence Artificielle qui se tiendra à Paris les 10 et 11 février 2025, et auquel devront s'atteler la ministre de la Culture, Rachida Dati, et la secrétaire d'Etat à l'Intelligence artificielle et au Numérique, Clara Chappaz.
Début 2024, au moment où les trois cofondateurs lançaient Linkup, le journal Le Monde passait un accord pluriannuel avec OpenAI, afin de permettre à la société américaine de recourir aux contenus du journal et ainsi fiabiliser les réponses de son modèle de langage ChatGPT, contre une rétribution financière.
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Mais pour le cofondateur et CEO de Linkup, Philippe Mizrahi, tout le monde n'est pas en mesure d'imiter le géant américain de la tech. « Une start-up lancée récemment n'a pas du tout le réseau ni les moyens de faire un partenariat avec Le Monde ou même avec de plus petits éditeurs », explique-t-il à La Tribune.
Simon Prigent
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