Qwant et Ecosia relancent l'utopie du moteur de recherche européen
Simon Prigent
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Christian Kroll (Ecosia) et Olivier Abecassis (Qwant) lancent la co-entreprise European Search Perspective
Qwant et Ecosia
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Christian Kroll (Ecosia) et Olivier Abecassis (Qwant) lancent la co-entreprise European Search Perspective
Qwant et Ecosia
Crise politique, crise économique, victoire de Donald Trump qui pourrait accroître l'impérialisme américain en matière de technologie... C'est dans ce contexte morose pour les deux premières puissances européennes que le Français Qwant et l'Allemand Ecosia joignent leurs forces pour tenter de développer leur propre technologie de recherche sur Internet, annoncent-ils mardi 12 novembre.
L'enjeu principal de cette union est de parvenir à construire un index européen de recherche, autrement dit la technologie qui permet de référencer l'ensemble du Web. Une brique indispensable pour une véritable souveraineté européenne en matière de recherche en ligne.
Car aujourd'hui, seuls les Américains Google, Microsoft -avec Bing pour ce dernier- et Yahoo disposent de leur propre index en Occident. Bien que positionnés comme des alternatives à ces géants, les Qwant, Ecosia et tous les autres (DuckDuckGo, Lilo...) sont forcés de s'associer avec l'un d'entre eux -surtout Google et Bing- pour fournir des résultats de recherche pertinents aux internautes.
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Ils ne se distinguent en réalité qu'à la marge : soit en promettant de respecter la vie privée en ligne en ne traçant pas les internautes dans leurs activités (Qwant, DuckDuckGo), soit avec un positionnement éthique : Ecosia consacre 100% de ses bénéfices à des projets de reforestation et de protection de l'environnement, tandis que Lilo soutient des projets sociaux et environnementaux. Et tous ne récupèrent que les miettes du marché, dominé à plus de 90% en Europe par Google.
Simon Prigent