Coup de tonnerre : TF1 et M6 abandonnent leur projet de fusion
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Charles Platiau
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Coup de tonnerre. TF1 et M6 abandonnent leur projet de fusion. Les concessions nécessaires pour arracher l'accord de l'Autorité de la concurrence étaient trop importantes. Pour les ceux groupes, le projet ne présente « plus aucune logique industrielle » compte tenu des concessions qui leurs sont réclamées, notamment la cession de la chaîne TF1 ou M6.
Puisque « seuls des remèdes structurels concernant a minima la cession de la chaîne TF1 ou de la chaîne M6 seraient de nature à permettre l'autorisation de l'opération », les parties ont conclu « que le projet ne présentait plus aucune logique industrielle ».
Dans un communiqué publié après l'annonce de Bouygues, l'Autorité de la concurrence dit prendre acte de cette décision et rappelle que « l'opération aurait pu engendrer des risques concurrentiels majeurs notamment sur les marchés de la publicité télévisuelle et de la distribution de services de télévision.»
Sur le marché de la publicité à la télévision, l'ensemble TF1-M6 représenterait environ 75% du marché. En réalité, la définition du « marché pertinent », en matière de publicité, était au cœur des débats. Pour l'autorité, seul comptait le marché de la publicité télévisuelle, tandis que les partisans du mariage assurait qu'il fallait inclure la publicité numérique.
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Fin juillet, l'Autorité avait jeté un froid sur ce projet, en considérant déjà que l'opération soulevait « des problèmes de concurrence significatifs ». Pour diminuer l'influence du futur ensemble sur le marché de la publicité, les deux prétendants au mariage proposaient que les régies des chaînes TF1 et de M6 soient séparées. D'autres engagements portaient sur les acquisitions et la circulation des contenus au sein du nouvel ensemble, ou encore sur la préservation des contrats de distribution des chaînes via les box des opérateurs télécoms, lesquels seraient prolongés d'un an. Pas plus tard que la semaine dernière, l'Autorité de la concurrence avait mené deux jours d'auditions des parties intéressées par la fusion à huis clos et devait rendre sa décision mi-octobre. Les services d'instruction de l'Autorité avaient, lors des auditions, réitéré leur position de fin juillet, plutôt défavorable et sans « véritable changement », malgré les concessions proposées depuis par les chaînes.
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