Deutsche Telekom veut supprimer 10.000 emplois

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Le syndicat Verdi, qui représente les salariés du secteur des services, compte bien faire obstacle à ce plan de compression des effectifs, dont le quotidien allemand Handelsblatt a été le premier à faire état jeudi.
Le syndicat Verdi, qui représente les salariés du secteur des services, compte bien faire obstacle à ce plan de compression des effectifs, dont le quotidien allemand Handelsblatt a été le premier à faire état jeudi. (Crédits : Wolfgang Rattay)
T-Systems, la filiale informatique déficitaire de Deutsche Telekom, compte supprimer 10.000 emplois, a annoncé jeudi à ses salariés son nouveau président du directoire.

C'est un énorme plan d'économies. T-Systems, la filiale informatique déficitaire de Deutsche Telekom, compte supprimer 10.000 emplois, a annoncé jeudi à ses salariés son nouveau président du directoire. Adel Al-Saleh, arrivé à T-Systems cette année pour redresser la société, a annoncé à ses salariés au siège de Bonn que 6.000 emplois pourraient être supprimés en Allemagne d'ici trois ans dans le cadre d'un plan de simplification hiérarchique et de fermeture de la plupart de ses bureaux.

C'est la première que le dirigeant américain cite un nombre en matière de suppressions d'emplois chez T-Systems, qui compte 37.000 salariés et dont les résultats pèsent sur le groupe depuis des années. "Le programme de réduction sera onéreux car nous voulons qu'il soit socialement le plus acceptable possible mais cet investissement vaut le coup", a dit à ses équipes Al Saleh, qui s'est donné deux ans pour redresser l'entreprise et qui vise 600 millions d'euros d'économies annuelles jusqu'en 2021.

Les syndicats se rebiffent

Le syndicat Verdi, qui représente les salariés du secteur des services, compte bien faire obstacle à ce plan de compression des effectifs, dont le quotidien allemand Handelsblatt a été le premier à faire état jeudi. "Nous nous défendrons avec la dernière énergie contre un plan qui détruit la viabilité de l'entreprise T-Systems et la vie de milliers de salariés", a dit au journal Lothar Schröder, qui siège au conseil de surveillance de Deutsche Telekom.

Un porte-parole de T-Systems a refusé de dire si des licenciements seraient nécessaires pour mener à bien ce plan. Il a toutefois précisé que le nombre total de pertes d'emplois pourrait être plus faible que les 10.000 annoncés dans la mesure où certains salariés seront réaffectés à des nouveaux postes.

(avec Reuters)

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Commentaires
a écrit le 22/06/2018 à 9:22 :
Mais c'est quoi ce pays qui dirige l'europe mais qui a un système bancaire défectueux, qui vend ses industries technologiques et qui vire par milliers des emploi en informatique ?

Vite un frexit.

"L’Allemagne, puissance sans désir" https://www.monde-diplomatique.fr/2015/05/A/52957

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