Droit à l'oubli : Google cède en partie aux injonctions de l'Europe

Google promet de déréférencer les résultats de recherches sur ses sites, si la connexion à ces derniers se fait à partir d'un pays européen. Le moteur de recherche réagit sous la pression d'un jugement de la Cour de justice de l'Union européenne.
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) avait estimé en mai 2014 que toute personne pouvait demander à des moteurs de recherche de supprimer des données inappropriées qui apparaîtraient lors de recherches faites à partir de leur nom.
La Cour de justice de l'Union européenne (CJUE) avait estimé en mai 2014 que toute personne pouvait demander à des moteurs de recherche de supprimer des données inappropriées qui apparaîtraient lors de recherches faites à partir de leur nom. (Crédits : © Arnd Wiegmann / Reuters)

Google espère amadouer les autorités européennes. le moteur de recherche commencera à déréférencer les résultats des recherches faites sur tous ses sites si la connexion à ces derniers se fait à partir d'un pays européen. Cela veut dire que, si un résident allemand demande à Google de déréférencer des liens apparaissant lors de recherches faites en lien avec son nom, ces liens ne seront plus visibles sur aucun des sites du groupe, y compris google.com, si la connexion au moteur de recherche se fait à partir de l'Allemagne. Depuis le jugement de la CJUE (Cour de justice de l'Union européenne), Google a reçu 386.038 demandes de "droit à l'oubli", a dit l'entreprise, précisant avoir donné suite à quelque 42% du total.

Injonction de la Cnil

Pour rappel, la CJUE avait estimé en mai 2014 que toute personne pouvait demander à des moteurs de recherche de supprimer des données inappropriées qui apparaîtraient lors de recherches faites à partir de leur nom.

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) française a également menacé en septembre d'imposer des amendes à Google si les résultats de recherche n'étaient pas déréférencés sur toutes les versions de son site, y compris google.com. Mais le géant technologique américain estime pour sa part que ces déréférencements ne devaient intervenir que sur ses sites européens, comme google.fr ou google.de, soulignant que leur extension au niveau mondial freinerait la libre circulation des données.

(Avec Reuters)

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Commentaire 1
à écrit le 11/02/2016 à 14:34
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