La banque japonaise a annoncé ce mardi acheter 2 milliards de dollars d’actions du fabricant de puces électroniques. Un investissement bienvenu pour l’entreprise qui enchaîne les déboires... et qui intéresse de près Donald Trump. Washington envisagerait, en effet, d'entrer au capital de l'entreprise en difficulté.Le géant japonais de la finance court à la rescousse d'Intel. Ce mardi, SoftBank a annoncé investir 2 milliards de dollars dans le géant américain des puces, lui permettant d'acquérir près de 2 % de la société. Une prise de participation que la banque qualifie de « stratégique ». Elle devient ainsi le sixième actionnaire du mastodonte qui « joue un rôle essentiel » dans la production de semi-conducteurs aux États-Unis. Une prise de participation surprise qui divise les analystes.
Pour Emeric Blond, gérant actions chez Tailor MA interrogé par La Tribune, SoftBank « investit maintenant car l'action d'Intel a perdu 50 % depuis janvier 2024 et que l'entreprise est à un tournant de son histoire et pourrait rebondir. »
D'autres y voient une opération davantage politique que financière. « C'est surtout pour entretenir cette très bonne relation qu'il [le directeur général de SoftBank, Masayoshi Son] a avec Donald Trump » estime, de son côté, Amir Anvarzadeh, stratège actions japonaises chez Asymmetric Advisors, dans une déclaration à l'agence Reuters. Cette initiative est, en effet, la dernière d'une série d'investissements et d'accords commerciaux de SoftBank dans ce pays. Depuis le retour à la Maison-Blanche du républicain, la banque de Myasoshi Son a déjà annoncé divers autres plans d'investissements aux États-Unis, y compris dans le projet Stargate de 500 milliards de dollars visant à construire une infrastructure d'IA sur le sol américain.
Derrière Intel, la pression grandissante de Trump
Ce nouvel investissement est d'autant plus logique que le président américain s'intéresse de près à Intel. Lundi, Bloomberg a révélé que Washington réfléchit à transformer la promesse d'une subvention publique de plusieurs dizaines de milliards d'euros faite sous le mandat Biden dans le cadre du « Chips Act », en achat d'actions.