Pourquoi Philips va céder ses téléviseurs

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A l'occasion de la publication d'une chute de 31% du bénéfice net, au premier trimestre, Frans van Houten, président du géant néerlandais de l'électronique depuis le 1er avril, a annoncé la cession du pôle téléviseurs, qui a accusé une nouvelle perte opérationnelle, de 106 millions d'euros. Cette opération s'inscrit plus largement dans une stratégie de désengagement de l'électronique grand public.

Frans van Houten a frappé fort, pour sa première rencontre avec les analystes financiers et la presse. Lors de la présentation des résultats du premier trimestre, lundi, le nouveau président de Philips a annoncé la vente de la branche téléviseurs du géant néerlandais de l'électronique. L'acquéreur est la société TPV Technology, spécialisée dans les écrans plats, et basée à Hong-Kong. La décision de Frans van Houten a été saluée par la Bourse : l'action grimpait de 1,4%, lundi matin. Il est vrai que, depuis plusieurs mois, les investisseurs appelaient de leurs voeux la cession de cette branche déficitaire.

Le pôle téléviseurs a accusé une perte opérationnelle de 106 millions d'euros

C'est d'ailleurs la division téléviseurs qui avait contraint Philips à lancer, le 28 mars, une alerte sur ses résultats du premier trimestre. De fait, le bénéfice net s'est effondré de 31%, à 138 millions d'euros, un chiffre inférieur de 14% à l'estimation moyenne des analystes sondés par l'agence Reuters. Le seul pôle téléviseurs a accusé une perte opérationnelle de 106 millions d'euros, en raison de la guerre des prix provoquée par les fabricants asiatiques et par les difficultés de Philips à écouler ses stocks.

Virage vers l'électronique professionnelle

Certes, la cession de la branche téléviseurs constituait une priorité pour Philips, le groupe ne parvenant pas à la replacer sur le chemin des bénéfices. Mais cette opération s'inscrit dans une stratégie plus large, qui consiste à réduire l'exposition du groupe à l'électronique grand public et à le renforcer sur le segment plus lucratif de la clientèle professionnelle, notamment dans le domaine médical et dans le secteur de l'éclairage. Une tactique adoptée par le conglomérat allemand Siemens il y a quelques années.

 

 

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Commentaires
a écrit le 06/03/2013 à 20:11 :
quand on abandonne un secteur grand public c'est la fin d'une marque connue qui repasse dans l'ombre d'avant de sa grandeur , dommage mais ils sont aussi responsables en favorisant l'externalisation , les concurrents ont fait la meme chose , pire ils se joint a la marque pour fabriquer des pièces en commun rendant la marque concurrente au meme niveau , résultat final ... dans le mur ... les concurrents eux sont content , un de moins ..

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