Robotique : Aldebaran passe aux mains de Softbank

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Pepper, petit frère de Nao et premier robot personnel capable de lire les émotions a été révélé au grand public en juin 2014.
Pepper, petit frère de Nao et "premier robot personnel capable de lire les émotions" a été révélé au grand public en juin 2014. (Crédits : Décideurs en région)
Le PDG Bruno Maisonnier a annoncé sa démission de la startup fondée en 2005. L'actionnaire majoritaire, Softbank, récupère ainsi les parts de l'entrepreneur et le remplace par un ancien cadre du holding.

Fin de l'aventure pour Bruno Maisonnier. Le fondateur de l'entreprise de robotique Aldebaran a donné sa démission. À compter du 4 mars, c'est Fumihide Tomizawa, leader du projet de robotique chez Softbank, qui doit le remplacer au poste de PDG.

Surtout, en quittant sa société, le père du robot humanoïde Nao cède ses parts à Softbank. La participation du holding japonais au capital de l'entreprise monte ainsi à 95%, alors que Softbank en détenait 80% depuis déjà trois ans. Aldebaran avait été sollicité par le holding pour développer un robot à destination des ménages nippons. Pepper, petit frère de Nao et "premier robot personnel capable de lire les émotions", selon son producteur, a ainsi été révélé au grand public en juin 2014. Il est commercialisé au Japon depuis février.

De "vives tensions" existaient entre Softbank et le management

"Dans la lignée de la mission de SoftBank, (...), nous allons renforcer la collaboration avec SoftBank Robotics et continuer d'accélérer la croissance d'Aldebaran", déclare le futur PDG dans un communiqué. Selon Les Échos, ce sont justement ces relations entre la société et son actionnaire principal qui expliquent le départ de Bruno Maisonnier. Des "tensions vives" existaient depuis l'été 2014, rapporte le quotidien.

Le fondateur d'Aldebaran a déclaré quant à lui avoir "des livres à écrire et des gens à rencontrer", dans un monde où "il se passe des choses fondamentales (...) qui doivent être intégrées aux fondations de la robotique du futur".

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>>> Interview de Laura Bokobza, EVP Chief Marketing Officer d'Aldebaran - Propos recueillis par Laurent Lequien - Décembre 2014

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Commentaires
a écrit le 26/02/2015 à 22:58 :
Mais comment peut-on ainsi bêtement reprendre les propos d'un communiqué de presse tout droit sorti d'Aldebaran ?
Maisonnier a été débarqué par son actionnaire, lassé de ce Guignol arrogant et de ses promesses non tenues.
Comment peut-on croire qu'il sera le conseiller de l'homme le plus fortuné du Japon qui n'a que faire des conseils de ce pitre prétentieux ?
Souhaitons simplement que les salariés soient aussi bien récompensés que cet indigne produit de l'élite française qui part avec quelques millions d'euros en poche...
a écrit le 26/02/2015 à 18:59 :
Il est difficile de lire que Aldebaran n'a pas trouvé les financement dont elle avait besoin en France. Ce n'est qu'une question d'Hommes qui ont du mal à travailler ensemble et d'une société qui malgres plus de 100 millions investit n'a pas réussit a trouver un marché...
Rien de plus, rien de moins
a écrit le 26/02/2015 à 17:24 :
La seule façon , à mon humble avis , pour retenir les sociétés en France , mais aussi d'en faire naître , c'est de rendre l'épargne des Français Intelligente ... Créer des environnements plus propices pour se fiancer sur le marché des actions , et aussi pour investir sur le marché des actions.
C'est comme ça aux States , en tout cas.
a écrit le 26/02/2015 à 14:57 :
Je complète les commentaires ci-dessous, la société Aldébaran à grandement bénéficié de soutien de l'état à travers OSEO/BPI, CIR, CICE etc, et fait partie du projet "Romeo" qui lui aussi béneficie d’un soutien financier du pôle de compétitivité Cap Digital + la participation d'entreprises publiques/para-publiques CEA List, CNRS Laas, Limsi, Université de Cergy-Pontoise, Collège de France, Inria... Bref beaucoup d'argent public pour finalement finir japonais. C'est pas celui qu'on croit qui va rire jaune dans cette histoire.
Réponse de le 26/02/2015 à 19:01 :
Vous n'avez pas tord mais vous devriez plutôt mettre en face de ces subventions les 450 emplois créés...
Quoi qu'on en pense c'est à mettre au crédit des fondateurs...
a écrit le 26/02/2015 à 11:32 :
"Vives tensions" ? On aimerait en savoir plus et comprendre comment la France peut se faire dépouiller à ce point de ses pépites. Naïveté ? Mauvais management ? Manque de soutien des pouvoirs publics ? Ca mériterait un article détaillé...
a écrit le 26/02/2015 à 11:21 :
La vallee de la mort aura ete fatale a la France et au fondateur d' Aldebaran.
C'est quand meme terrible de ne trouver du financement quand apres des annees de travail avec une rupture techno on se doit de vendre...
Moi aussi je finance mon immobilier et finance a mon niveau l'economie des start-up via du crowdfunding avec un vrai relationnel avec les dirigeants.
a écrit le 26/02/2015 à 8:56 :
La France vient de perdre un maillon-clé de la Technologie d'Avenir.
Les Américains et les Japonais mettent le paquet dessus.
Softbank , par exemple , est une Multinationale très puissante. Son propriétaire est la deuxième fortune du Japon. .. Mayasoshi Son.
a écrit le 26/02/2015 à 3:58 :
Quand un doux rêveur rencontre le capitalisme.... Il a joué avec le feu, et s'est brulé. Il peut regretter de s'être vendu aux Japonais et de l'avoir claironné fièrement dans tous les médias. Une bonne leçon pour toutes ses starts up qui pensent avoir réussi perce que bien vendues aux américains ou japonais...
a écrit le 25/02/2015 à 14:36 :
Une perle Française qui passe sous pavillon Japonais, faute de financement à l'époque ou Softbank était entré dans le capital ...

C'était pourtant une entreprise résolument tournée vers l'avenir, avec des produits high tech.

Triste ...
Réponse de le 25/02/2015 à 15:46 :
Entièrement d'accord.
On trouve des centaines de millions d'euros pour financer de nouveaux musées qui coûtent très chers à construire et à entretenir. Et rien pour les sociétés d'avenir tels qu'Aldebaran. Affligeant à l'image de notre classe politique sclérosée par sa suffisance.
Réponse de le 26/02/2015 à 7:32 :
vous devriez poser la question pourquoi les capitalistes francais preferent investir dans les immeubles anciens parisiens que dans Alderaban. L'etat ne peut pas tout faire mon ami.
Réponse de le 26/02/2015 à 8:12 :
@LuFo
En premier lieu, les capitalistes se sont pris une énorme dégelée capitalistique en bourse avec la crise de 2008. Et donc, certains ont préféré mettre leur argent dans la seule valeur "sûre", l'investissement dans la pierre.
A ce propos, j'ai des amis communistes qui, après une vie de labeur, ont placé leur argent dans le logement locatif et ne mettraient pas un centime dans le capital d'une société.
Cette mentalité est ancrée chez bon nombre de français, malheureusement.
A titre personnel, à part ma maison, la très grande majorité de mon argent est placé dans des sociétés biotechnologiques, avec le RISQUE, que cela comporte.

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