Devialet réussit une levée de fonds de luxe de 100 millions

 |   |  461  mots
Quentin Sannié, Pierre-Emmanuel Calmel et Emmanuel Nardin, les cofondateurs de Devialet avec leur enceinte sans fil haut de gamme Phantom vendue à partir de 1.690 euros.
Quentin Sannié, Pierre-Emmanuel Calmel et Emmanuel Nardin, les cofondateurs de Devialet avec leur enceinte sans fil haut de gamme Phantom vendue à partir de 1.690 euros. (Crédits : Devialet)
Renault, le japonais Sharp, le taïwanais Foxconn et le fonds de Fleur Pellerin font partie des investisseurs prestigieux au tour de table de l'entreprise experte du son. Au-delà des enceintes de luxe, Devialet veut devenir la référence du son dans l'auto, la télé et les objets connectés.

C'est une levée de fonds de prestige pour le fabricant d'enceintes de luxe français. Devialet a annoncé un tour de table de 100 millions d'euros auprès d'un consortium d'investisseurs triés sur le volet : le constructeur Renault, le japonais Sharp, le taïwanais Foxconn (assembleur de l'iPhone d'Apple) et le fonds Korelya de l'ex-ministre Fleur Pellerin en partenariat avec les groupes de l'Internet coréens Naver et Line, aux côtés de la société du rappeur et businessman Jay-Z (M. Beyoncé), Roc Nation.

La Bpi, CM-CIC Investissement, l'incubateur californien du fondateur d'Android, Andy Rubin, Playground Global, et le fonds qatari Future French Champions ont aussi participé à la levée d'argent frais, menée par le fonds de capital-risque européen Ginko (Cedexis, Actility, etc).

Le co-fondateur et directeur général de Devialet, Quentin Sannié, a commenté :

« Ces nouveaux fonds vont nous permettre d'accélérer nos développements, mais au-delà, nous allons nous appuyer sur leurs ressources pour augmenter notre zone d'influence, notamment en Asie et aux Etats-Unis. Nous avons d'ores et déjà engagé des projets communs extrêmement prometteurs. Je tiens à remercier de tout cœur ceux qui nous ont fait confiance depuis près de 10 ans, en particulier notre équipe extraordinaire, nos actionnaires, nos fournisseurs et partenaires industriels. »

C'est le premier investissement du fonds de Fleur Pellerin, qui entre au conseil d'administration de Devialet, aux côtés de Jean-François Baril, le fondateur et directeur de Ginko.

Devenir la référence du son dans l'auto, la TV, les objets connectés

Connue pour son enceinte connectée haut de gamme et design Phantom, multiprimée (vendue à partir de 1.690 euros), Devialet compte Bernard Arnault, Xavier Niel, Jacques-Antoine Granjon et Marc Simoncini parmi ses investisseurs historiques. L'actionnariat restera à plus de 80% français ont précisé les dirigeants de la société, fondée en 2007.

L'entreprise parisienne, qui emploie 230 personnes, entend déployer ses technologies dans les secteurs de l'auto (allant défier les Bose, B&O, Focal, etc), de la télévision et des objets connectés, un marché de "plusieurs milliards de produits par an", en nouant des alliances stratégiques et industrielles. Car il lui faut sortir de sa niche ultra haut de gamme, pour amateurs exigeants et fortunés. Avec ses nouveaux partenaires, elle se rapproche des marchés de conception de ces produits, en Asie et en Californie.

Devialet souhaite aussi étendre son réseau de distribution, au-delà des Apple Stores et de la vente en ligne, autour des concepts de cabines acoustiques immersives, qu'il vient d'ouvrir à Hong Kong et Singapour, et de grandes boutiques vitrines comme celle de la rue Réaumur à Paris et celle récemment ouverte à Soho à New York.

boutique Devialet

[boutique "flagship" de Devialet à Paris]

Réagir

Votre email ne sera pas affiché publiquement
Tous les champs sont obligatoires

Commentaires
a écrit le 30/11/2016 à 8:00 :
Il nous faudrait des milliers de Devialet, l'exemple-type d'entreprises qui ose se frotter de manière gagnante au marché grand public avec des produits innovants et technologiquement au top, de grande qualité, avec un design audacieux, positionnés "luxe" afin de pouvoir produire en France (encore qu'on puisse se poser la question au vu de l'arrivée de Foxconn au capital).
Réponse de le 30/11/2016 à 10:15 :
Foxconn a mon sens veut rompre sa dépendance trop forte à quelques géant et souhaite surement vouoir récupérer la production en chine si cela se fait, ce qui serait possible si cette entreprise devait s'attauqer au milieu de gamme. Peut-être que des barrières douanières mesurées et juste pourrait endiguer ce phénomène?

Merci pour votre commentaire. Il sera visible prochainement sous réserve de validation.

 a le à :