Les ventes de PC continuent de baisser mais à un rythme moins élevé. Après avoir connu un premier trimestre morose (-5,7%), le marché français a fini en recul de seulement 1,1% au deuxième trimestre, selon les chiffres publiés ce lundi 22 août par le cabinet d'études Gartner. La France subit ainsi une baisse plus importante que ses voisins européens (-0,9% pour l'Europe de l'Ouest et +7% pour l'Allemagne).
Dans l'Hexagone, le constructeur taïwanais Acer (+21,8% de croissance, +2,4 points de parts de marché) s'est particulièrement démarqué, tirant notamment profit de la forte hausse des ventes sur le segment de l'ultramobile (+13%). Une gamme d'ordinateurs qui attire notamment les foyers à faible revenu et les étudiants et a été le seul segment a affiché une croissance (-5,8% pour les ordinateurs de bureaux et -1,7% pour les portables traditionnels), note Gartner.
L'américain HP a quant à lui gagné des parts de marché grâce à ses ordinateurs premium, maintenant sa position de premier et creusent même l'écart avec le chinois Lenovo, confronté à des problèmes de stocks sur les ordinateurs portables hybrides (l'écran est une tablette détachable).
Dans ce contexte, si le marché grand public poursuit sa chute (-7% après -10,6% lors des trois mois précédents), le segment professionnel, lui, retrouve des couleurs, affichant une croissance de 5,6% sur la période avril-juin, contre -5,7% entre janvier et mars.
"Cette performance s'explique grâce à un déploiement sur Windows 10 plus important des PMEs", explique Isabelle Durand, analyste chez Gartner. Fait amusant, la dernière version du système d'exploitation de Microsoft a eu l'effet inverse sur le secteur grand public, de par sa gratuité, "retardant les achats de PC auprès des consommateurs", note-t-elle.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

Cette tendance ne devrait pas durer pour autant puisque la période de gratuité de Windows 10 -l a mise à jour se fait sans frais jusqu'à un an après la sortie grand public- touche à sa fin, ce qui "risque de provoquer un besoin de remplacement d'appareil", prévoit Isabelle Durand. D'autant plus que la rentrée des classes tend à stimuler la demande.
À lire également
« Anticiper le coût du token sur cinq ans, c’est impossible » : les entreprises face à l'explosion de la facture de l'IA
IA : la douche froide Broadcom fait vaciller les stars européennes des semi-conducteurs
IA : les géants Soitec et STMicroelectronics prêts à réduire la consommation électrique des data centers
Les salariés français à la traîne dans l’adoption de l’IA