Elon Musk envisage de lancer son propre réseau social pour défendre la liberté d’expression
Guillaume Renouard
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« La liberté d'expression est nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie. Pensez-vous que Twitter respecte rigoureusement ce principe ? » s'est interrogé le milliardaire dans un tweet.
Dans une série de tweets, le milliardaire a laissé entendre qu’il pourrait créer sa propre plateforme, Twitter ne respectant plus suffisamment la liberté d’expression, estime le fondateur de Tesla. À l’exemple de Trust Social, la plateforme de Donald Trump lancée sans grande publicité le mois dernier, les media sociaux alternatifs peinent toutefois à décoller, la faute notamment à l’effet réseau.
L'hyperactivité d'Elon Musk a encore frappé. Dans une sortie Twitter dont il a le secret, le patron de Tesla et SpaceX a évoqué la possibilité de lancer son propre réseau social pour défendre la liberté d'expression.
« La liberté d'expression est nécessaire au bon fonctionnement de la démocratie. Pensez-vous que Twitter respecte rigoureusement ce principe ? » s'est interrogé le milliardaire dans un tweet, accompagné d'un sondage auquel ont participé plus de deux millions de ses followers, qui à plus de 70% ont répondu par la négative.
Après qu'un internaute lui a proposé de créer sa propre plateforme, avec un algorithme open source et la priorité donnée au respect de la liberté d'expression, Musk a répondu qu'il « y pensait sérieusement ».
Elon Musk, pourfendeur de la censure ?
Pour brouiller encore un peu plus la frontière entre la plaisanterie et la réalité, il a également approuvé l'idée d'un autre internaute suggérant que le dogecoin pourrait faire partie du fonctionnement de cette nouvelle plateforme. Cette cryptomonnaie ayant un chien pour emblème, créée comme une blague, est devenue très à la mode malgré les doutes des milieux financiers. Elon Musk s'est à plusieurs reprises amusé à la soutenir sur les réseaux sociaux. En mai 2021, il a ainsi fait bondir le dogecoin par un tweet sibyllin: « combien vaut le Doge dans la vitrine ? » , référence à une chanson populaire sur un chien (« dog » en anglais).
Ce n'est pas non plus la première fois que l'entrepreneur, qui confiait en 2011 être « plutôt libertarien » au New Yorker, prend publiquement position contre la censure, et notamment celle exercée par Twitter. En 2021, suite au bannissement de Donald Trump du réseau social après l'attaque du Capitole par ses partisans, le milliardaire avait questionné la légitimité de « l'élite technologique de la côte ouest » (c'est-à-dire la Silicon Valley) à se poser en arbitre de la vérité. Début mars, il annonçait (toujours sur Twitter) que sa constellation Starlink avait reçu des pressions pour bloquer certaines sources d'informations russes, et qu'il s'y refuserait à moins d'y être contraint par la force, au nom de la liberté d'expression.
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