Etats-Unis : l'opérateur Sprint va rapatrier 5.000 emplois, Trump s'en félicite (un peu vite)

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Après avoir supprimé 2.500 emplois dans le pays en janvier, Sprint a confirmé, dans un communiqué séparé, s'être engagé à créer ou rapatrier aux Etats-Unis, d'ici la fin mars 2018, un total de 5.000 emplois.
Après avoir supprimé 2.500 emplois dans le pays en janvier, Sprint a confirmé, dans un communiqué séparé, s'être engagé à "créer ou rapatrier" aux Etats-Unis, d'ici la fin mars 2018, un total de 5.000 emplois. (Crédits : REUTERS/Mike Blake)
La filiale du groupe japonais Softbank a confirmé, dans un communiqué, vouloir créer ou rapatrier ces postes d'ici à mars 2018. Une initiative prise au début du mois dans le cadre de la promesse de Softbank d'investir 50 milliards de dollars dans le pays. Du pain béni pour Donald Trump, qui n'hésite pas à tirer (un peu vite) la couverture à lui.

"Je viens d'avoir un appel des dirigeants de Sprint et ils vont ramener 5.000 emplois aux Etats-Unis, ils les prennent dans d'autres pays." L'annonce a été faite par le président élu lui-même, devant sa résidence de Mar-a-Lago en Floride, mardi. L'effet d'une bombe, qui tombe à pic et donne du crédit à sa promesse de relocalisation des emplois au court de son mandat.

Sprint veut "apporter sa contribution à la création d'emplois" aux Etats-Unis

Après avoir supprimé 2.500 emplois dans le pays en janvier, Sprint a confirmé dans un communiqué séparé s'être engagé à "créer ou rapatrier" aux Etats-Unis, d'ici la fin mars 2018, un total de 5.000 emplois concernant "une série de postes à travers l'entreprise, incluant ses équipes de service aux clients et de vente". L'opérateur téléphonique dit vouloir entamer "immédiatement" des discussions pour déterminer où seront basés ces emplois, sans préciser depuis quels pays ils seraient relocalisés. "Nous nous réjouissons de travailler avec le président élu Trump et son administration pour apporter notre contribution à la croissance économique et à la création d'emplois aux Etats-Unis", a commenté le directeur général de Sprint, Marcelo Claure, dans le communiqué. "Nous pensons qu'il est essentiel que les entreprises et le gouvernement coopèrent pour créer davantage d'opportunités d'emplois aux Etats-Unis et garantir la prospérité de tous les Américains."

Grâce à Trump, vraiment ?

Donald Trump a en particulier remercié pour son implication le PDG de SoftBank, Masayoshi Son, qui lui avait promis des investissements à hauteur de 50 milliards de dollars et la création de 50.000 emplois dans le pays - dont feraient partie ces 5.000 postes - lors d'une rencontre au début du mois à New York. Pourtant, rien n'indique que le plan n'ait pas été élaboré par le groupe japonais avant la présidentielle. "L'argent proviendra du fonds à 100 milliards de dollars créé par Softbank" en octobre, rappelle le New York Times. Un fonds créé avec... l'Arabie Saoudite, pays pourtant dans le collimateur du candidat Trump pendant la campagne.

Dans la foulée, Donal Trump a également rappelé que OneWeb, une entreprise de satellites américaine dans laquelle SoftBank a prévu d'investir un milliard de dollars, comptait pour sa part embaucher 3.000 personnes dans le pays - toujours dans le cadre des 50.000 emplois promis. L'investissement dans OneWeb avait été la première mesure concrète annoncée après l'entrevue entre les deux hommes.

(Avec AFP)

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Commentaires
a écrit le 30/12/2016 à 20:14 :
En effet UE, il n'y a pas qu'en chine que les actionnaires ont délocalisé la main d'oeuvre, il y a aussi au vietnam, à taiwan, au bangladesh et-c...

Par contre UE, tu ne devrais pas trop trainer dans les rues tu sais, les gens te détestent et un malheur pourrait vite t'arriver.

Vite un frexit.
a écrit le 29/12/2016 à 17:48 :
Un peu surprenant une entreprise dont il semble que le seul moto soit de "vouloir créer d'avantage d'opportunités d'emplois" avant de faire des profits! Sprint (4ème opérateur mobile US) ne rêve que d'une chose, fusionner avec T Mobile US (3ème opérateur mobile) afin d'atteindre quasiment 130 millions de clients, soit faisant jeu égal avec le 2ème AT and T. En courtisant Trump et en le servant Sprint espère tout simplement un geste en faveur d'une consolidation qu'il attend depuis un certain temps. A savoir par contre ce qui se passera au niveau des emplois si cette fusion est autorisée...
a écrit le 29/12/2016 à 11:03 :
Que ce soit grâce à TRump ou pas on s'en tape, par contre tout le monde est d'accord pour dire que 5000 emploi en plus ne pourront faire que du bien aux américains non ?
Réponse de le 29/12/2016 à 15:18 :
Vous avez tellement raison !
Réponse de le 29/12/2016 à 18:28 :
Si les emplois sont délocalisés d'un autre pays, je vois pas en quoi c est bien. Yen a marre du dumping entre etres humains, à qui sera le moins cher...
Réponse de le 29/12/2016 à 18:28 :
Si les emplois sont délocalisés d'un autre pays, je vois pas en quoi c est bien. Yen a marre du dumping entre etres humains, à qui sera le moins cher...
Réponse de le 30/12/2016 à 11:47 :
niko: Les chinois restent largement les moins chers sur le marché, entre les américains et eux bien entendu sinon des crèves la faim il y en a partout dans le monde la world company s'y intéresse beaucoup, un retour des emplois vers les états unis ne serait donc pas du dumping social.

Mais restons prudent rien n'est fait...
Réponse de le 30/12/2016 à 18:53 :
@Citoyen blasé
Je ne vois pas pourquoi les emplois que Sprint (opérateur téléphonique américain) envisage de relocaliser viendraient de Chine (pourquoi une entreprise de ce type installerait des bureaux en Chine, pays où l'ont ne parle pas anglais). Ce qui n'est pas produit en Amérique du Nord ou en Europe ne vient pas forcément de Chine, il y a environ 200 pays sur notre planète.
Les entreprises US délocalisent surtout au Mexique, les entreprises ouest-européennes en Afrique du Nord, Turquie et Europe de l'Est.
Une société comme Apple fait assembler ses produit par une entreprise Taïwanaise en Chine, les composants de ses appareils venant de l'industrie électronique Sud Coréenne, Japonaise,taïwanaise et Chinoise il me semble. Ce n'est pas vraiment une délocalisation, puisque Apple fait essentiellement du design, marketing et software et non du hardware.
Réponse de le 01/01/2017 à 11:40 :
UE: Comme d'habitude vous ne comprenez pas grand chose mais pourtant êtes sûr de détenir la vérité.

Que les emploies récupérés le soit de chine ou du Vietnam ou du Bangladesh est peu important, le problème c'est la délocalisation.

Alors je sais bien que vous faites tout pour que surtout personne ne mette l'accent sur cette aberration économique majeure qui a ravagé les économies occidentales.

En fait votre commentaire voulant embrouiller le concept ne fait que conforter le mien, merci UE, vos adversaires peuvent toujours compter sur vous c'est un fait.

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