Election américaine : Facebook se défend d'avoir favorisé la victoire de Donald Trump

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Selon une étude de Pew Research, 63% des utilisateurs américains utilisent Facebook comme source d'information.
Selon une étude de Pew Research, 63% des utilisateurs américains utilisent Facebook comme source d'information. (Crédits : Carlos Garcia Rawlins)
En laissant circuler de fausses informations, le réseau social aux 1,79 milliards d’utilisateurs est accusé d’avoir favorisé la victoire de Donald Trump à l’élection présidentielle américaine. De la "folie" pour le fondateur Mark Zuckerberg.

Les rumeurs circulant sur Facebook ont-elles bénéficié à Donald Trump pour son élection à la Maison Blanche ? C'est ce qu'affirment plusieurs titres de presse américaine, comme The New York Magazine au lendemain de l'élection présidentielle américaine. Durant la campagne, de nombreuses intox se sont propagées sur le réseau social. Quelques jours avant l'élection, une rumeur affirmant qu'un agent du FBI enquêtant sur Hillary Clinton avait été retrouvé mort a été relayée. La publication gagnait environ 100 partages à la minute, selon le Denver Post. Dans une publication Facebook, repérée par le New York Times, Zeynep Tufekci, professeur à l'Université de Caroline du Nord étudiant l'impact des technologies, affirme : "Une fausse histoire racontant que le pape François - avocat pour la cause des réfugiés - soutenait Trump a été partagée presque un million de fois, la rendant visible à des dizaines de millions" d'utilisateurs. "Sa correction a été à peine entendue. Bien sûr Facebook a eu une influence significative dans le résultat de cette dernière élection."

Facebook "n'est pas un média"

Pour Mark Zuckerberg, c'est de la "folie". Dans une publication sur son réseau social, le fondateur assure : "Parmi tous les contenus de Facebook, plus de 99% de ce que les gens voient est authentique." Mark Zuckerberg nie : "Les hoax qui existent ne sont pas limités à un seul bord politique. Si bien qu'il est très peu probable qu'ils aient pu changer le résultat de cette élection, dans un sens ou dans l'autre." Pourtant, le groupe s'est questionné en interne en organisant une réunion avec les principaux responsables de Facebook suite à l'élection présidentielle, révèle le New York Times.

Mark Zuckerberg reste fidèle à la position adoptée depuis août dernier. Il avait déclaré : "Nous sommes une entreprise de high-tech. Nous ne sommes pas un média. Un média produit et édite du contenu. Pas nous." Le fondateur de Facebook justifiait : "Nous existons pour fournir des outils (...) permettant de connecter les gens aux entreprises et aux institutions."

Une source d'information pour 63% des utilisateurs

Selon une étude de Pew Research publiée en juillet 2015, 63% des utilisateurs américains utilisent Facebook pour s'informer, contre 47% en 2013. Ils reconnaissent aussi se laisser influencer sur leurs opinions politiques. Selon une étude réalisée dans le cadre de l'élection présidentielle américaine, publiée la semaine dernière, Pew Research assure que "20% des utilisateurs des réseaux sociaux disent qu'ils ont modifié leur position sur une question sociale ou politique en raison du contenu qu'ils ont vu sur les réseaux". 17% des utilisateurs estiment même que les réseaux sociaux "ont contribué à changer leurs opinions sur un candidat politique en particulier". Dans sa première interview en tant que président des Etats-Unis, Donald Trump a affirmé dimanche que les réseaux sociaux l'ont aidé à remporter l'élection en lui permettant d'atteindre une large audience.

Dans sa publication, Mark Zuckerberg assure travailler à l'amélioration de Facebook pour contenir la diffusion de rumeurs. En janvier 2015, le réseau social avait lancé un outil permettant de signaler un contenu comme "délibérément faux" ou contenant "des informations mensongères". En réponse : Facebook accorde moins de place dans son fil d'actualité à ces publications signalées... mais ne les suppriment pas.

| LIRE AUSSI : Victoire de Trump, les craintes de la high-tech

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Commentaires
a écrit le 14/11/2016 à 16:53 :
Il a raison c'est une source d'information indirecte seulement, alors on sait que les amalgames et les raisonnements creux sont légions au sein de notre système néolibéral mais difficile de lui reprocher d'avoir aidé Trump.

Regardez par exemple ici je ne peux dire "élections piège à c.." ou "enc... les mouches" à cause d'un algorithme censeur, c'est une technique d'une médiocrité inégalée mais comme on ne veut plus d'humains pour travailler, on ne veut plus que des esclaves ou des machines, on se répand en médiocrité de la sorte.

Il n'est pas coupable directement mais par contre en tant qu'actionnaire il est quand même bien responsable de cet état de fait et du fonctionnement général de son business.

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