Bruxelles accuse à nouveau Microsoft d'abus de position dominante
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« Microsoft a maintenant la possibilité de répondre à nos préoccupations », a souligné la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, citée dans un communiqué.
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« Microsoft a maintenant la possibilité de répondre à nos préoccupations », a souligné la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, citée dans un communiqué.
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Coup dur pour Microsoft. La Commission européenne a estimé ce mardi que l'entreprise américaine viole les règles de concurrence de l'UE en liant son application de visioconférence Teams à ses célèbres logiciels de bureautique comme Word et Exce. Et ce, malgré les promesses récentes du groupe de régler le problème.
A l'origine de cette affaire, une plainte de la startup américaine Slack, en juillet 2020. Confrontée à des pertes de parts de marché sur le marché des messageries d'entreprise, Slack avait attaqué Microsoft pour concurrence déloyale auprès de la Commission européenne.
En réponse, la gardienne de la concurrence de l'Europe avait alors ouvert une enquête pour abus de position dominante en juillet 2023. « Après l'ouverture de la procédure, Microsoft a modifié la façon dont il distribue Teams. Il a notamment commencé à proposer certaines suites sans Teams », a constaté la Commission ce mardi.
Le géant américain avait pourtant annoncé le 1er avril dissocier dans le monde entier Teams de ses suites Office 365 et Microsoft365 - qui incluent également Powerpoint et Outlook. Cette séparation avait déjà été mise en œuvre en Europe, depuis octobre dernier. Le groupe basé à Redmond (Etat de Washington) avait souligné que ses clients pouvaient désormais acquérir ces logiciels sans l'application de visioconférence, à un prix inférieur.
L'exécutif européen voit cependant un problème dans les offres aux entreprises sous forme de service à la demande (« Software as a service », SaaS), grâce à l'informatique en nuage ou cloud. La Commission « craint que, depuis avril 2019 au moins, Microsoft ait lié Teams à ses principales applications SaaS, restreignant ainsi la concurrence ». Bruxelles estime aussi que ce problème « a pu être exacerbé par les limitations d'interopérabilité » entre les concurrents de Teams et les autres logiciels Microsoft.
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« Microsoft a maintenant la possibilité de répondre à nos préoccupations », a souligné la commissaire à la Concurrence, Margrethe Vestager, citée dans un communiqué. Le géant américain a promis de poursuivre le dialogue avec Bruxelles. Car faute de se conformer, ce dernier pourrait se voir infliger une nouvelle lourde amende de plusieurs millions, voire milliards d'euros.
Et pour cause, début mars, la Commission européenne a déjà infligé une amende pour « abus de position dominante ». L'entreprise qui a dû payer « plus de 1,8 milliard d'euros » était Apple, pointé par la commission pour ses activités sur le marché de la musique en ligne. Bruxelles reprochait au géant californien d'avoir « imposé des restrictions » pénalisant les services alternatifs d'écoute de musique en streaming au profit de sa propre application Apple Music.
Microsoft ne souhaite donc pas suivre le chemin de son concurrent à la pomme. D'autant que ce n'est pas la première fois que Microsoft se retrouve dans le viseur de Bruxelles. Le groupe a déjà été condamné en 2013 à une amende d'un montant record de 561 millions d'euros pour des faits qui ressemblent beaucoup au comportement dénoncé par Slack. Microsoft avait alors été condamné pour avoir favorisé son propre navigateur web, Internet Explorer, auprès de ses clients sur Windows.
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L'enquête avait été lancée en 2008, et Microsoft avait dès 2009 accepté d'offrir aux clients européens le choix de leur navigateur lors de l'installation du système d'exploitation Windows. Mais la Commission européenne avait estimé que Microsoft n'avait pas bien respecté cet accord.
(Avec AFP)
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