Chaque été, les hôpitaux tirent la sonnette d'alarme sur l'état des urgences. Cette année, l'alerte n'a pas été donnée, mais la vigilance reste de mise. « C'est l'un des plus gros week-ends de l'année, c'est donc un week-end pour lequel nous avons évidemment une attente toute spécifique avec des services d'urgences prêts à répondre », a déclaré en début de semaine la ministre de la Santé, Catherine Vautrin, lors d'un point presse sur la situation à l'hôpital en ces temps de canicule, ajoutant qu'en cas d'épisode caniculaire, alors l'afflux de patients dans les urgences survenait quelques jours plus tard, rappelant au passage de ne pas se rendre directement aux urgences, mais d'appeler le Samu.
Et pour cause, depuis 2019, un nouveau service a été lancé par le ministère : le Service d'accès aux soins, ou SAS, dans plusieurs établissements. Ce dispositif permet à ceux qui appellent le 15 d'être orientés vers le service adapté et, ainsi, désengorger les urgences. Selon un rapport de la Cour des comptes, « environ 20 % des patients actuels des urgences hospitalières ne devraient pas fréquenter ces structures ». Mais le service met du temps à se déployer, et n'est pas toujours efficace. Pour aider au désencombrement des urgences, plusieurs outils numériques se développent ou sont déjà en test dans les hôpitaux ces dernières années.