IBM parie sur l'informatique quantique pour revenir au premier plan
François Manens
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Le chancelier Olaf Scholz, à l'inauguration du premier datacenter quantique d'IBM.
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Le chancelier Olaf Scholz, à l'inauguration du premier datacenter quantique d'IBM.
IBM
Un petit pas pour l'informatique quantique en Europe. Ce mardi 1er octobre, IBM a inauguré un « data center quantique » à Ehningen, en Allemagne, son premier du genre en dehors des États-Unis. L'entreprise, qui se trouve au coude à coude avec Google pour le titre officieux de numéro un de l'informatique quantique, va y installer un système basé sur son processeur dernier cri, baptisé Heron.
Signe de l'importance du projet, l'événement a fait déplacer le chancelier allemand Olaf Scholz et le patron de l'entreprise Arvind Krishna. Pour le premier, l'installation de cette structure hors norme doit permettre de positionner le pays dans l'informatique quantique, un des quatre domaines technologiques critiques identifiés par l'Union Européenne. Pour le second, l'enjeu est de se rapprocher de plus d'un tiers des membres de son écosystème de partenaires dans le quantique, soit 80 entreprises et instituts de recherche. Jay Gambetta, vice-président d'IBM Quantum, insiste : « Pour que l'informatique quantique se développe, nous avons besoin que de nouveaux algorithmes soient découverts, et donc nous avons besoin de mettre l'informatique quantique dans les mains des chercheurs. »
Géant technologique d'antan, IBM joue gros. Après s'être fait distancer par Microsoft, Google ou encore Amazon dans les derniers virages technologiques majeurs que sont le cloud et l'intelligence artificielle, il mise sur l'informatique quantique pour revenir au premier plan.
Très bien positionnée, l'entreprise a encore un long chemin à parcourir avant de remporter ce pari, tant la technologie n'en est encore qu'à ses balbutiements. Mais jusqu'ici, elle tient à la lettre sa feuille de route publique, qui prévoit d'aboutir en 2029 à la production d'un ordinateur quantique stable et performant.
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Particulièrement transparent sur ses progrès, alors que son concurrent principal Google ne communique que ponctuellement, IBM place ses pions à tous les niveaux. Non seulement il développe les processeurs très complexes nécessaires aux calculs quantiques, mais il travaille aussi sur la couche logicielle pour programmer des applications métier sur ces machines.
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