Cyberattaques : 2022, déjà une année record pour les rançongiciels tant redoutés
François Manens
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Si un secteur ne connaît pas la crise, c'est bien celui du rançongiciel. Ce type de logiciel malveillant, capable de paralyser les réseaux informatiques des entreprises et autres collectivités, est exploité par des gangs de cybercriminels particulièrement bien organisés dans l'objectif de soutirer une rançon aux victimes. Les malfaiteurs promettent un retour à la normale si la victime paie, mais le secteur de la cybersécurité s'accorde pour conseiller de ne jamais payer.
Dans la plus récente édition de son rapport trimestriel sur la sécurité internet, l'éditeur WatchGuard observe une explosion massive des détections de rançongiciel en ce début d'année 2022 : 80% de plus par rapport au dernier trimestre, et trois fois plus qu'au premier trimestre 2021. « Fait marquant, le nombre d'attaques par rançongiciel détectées au premier trimestre atteint déjà le double du nombre total de détections pour 2021 », précise le communiqué de l'entreprise, dont les observations s'appuient sur l'analyse de ses cas clients.
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Derrière ce pic d'attaques se trouve d'abord la capacité du secteur cybercriminel à faire émerger continuellement de nouvelles têtes d'affiche malgré les coups de filet des forces de l'ordre. Par exemple, en janvier, avant l'escalade de la guerre ukrainienne, la Russie avait accepté de collaborer avec les forces internationales pour démonter un des plus célèbres gangs rançongiciel, REvil. Mais comme souvent, la disparition du groupe -qui a tenté plusieurs retours depuis- n'a eu presque aucun effet sur le paysage de la menace.
François Manens