Incroyable : à la demande de Washington, la Russie démonte REvil, le célèbre gang cybercriminel
François Manens
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Anton Vaganov
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Ce 14 janvier 2022 marque-t-il un tournant dans la lutte contre la cybercriminalité ? Le Service fédéral de sécurité de la fédération de Russie (FSB) a annoncé le succès d'une série d'arrestations dans quatre villes du pays (Moscou, Saint-Petersbourg, Leningrad et Lipetsk)... à la demande des Etats-Unis.
Dans leur viseur, 14 individus soupçonnés de faire partie du gang REvil, un des opérateurs de rançongiciel les plus célèbres, qui a extorqué des millions d'euros à des centaines d'entreprises, notamment françaises et américaines. L'opération aurait ainsi tiré un trait définitif sur les méfaits de REvil.
Si cette opération de l'agence de renseignement intérieur russe surprend, c'est parce que Moscou refuse habituellement de collaborer avec les pouvoirs étrangers sur les affaires de cyberattaques, au grand dam des forces de l'ordre occidentales.
La Russie, à l'instar d'une poignée d'autres pays, est donc perçue comme un refuge pour les cybercriminels. Une condition s'impose tout de même à ces derniers pour profiter du laisser faire : ils doivent épargner les pays de la sphère d'influence russe. Moscou tolère leur activité, tant qu'elle ne dérange pas les siennes.
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Cette fois, le pays de Poutine a donc pris un autre chemin, celui de la collaboration. "Les activités de recherche étaient fondées sur l'appel des autorités compétentes américaines, qui ont dénoncé le chef de la communauté criminelle et son implication dans l'empiètement sur les ressources d'information d'entreprises étrangères de haute technologie en introduisant des logiciels malveillants, en cryptant des informations et en extorquant de l'argent pour son décryptage", précise le communiqué du FSB.
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François Manens