Cyberattaques : un pare-balles nommé Wybot

La SSII rouennaise Sysun a mis au point une sonde qui promet d’apporter aux PME ou aux collectivités le même niveau de protection contre les cybercriminels que celui dont disposent les opérateurs d’intérêt vitaux, moyennant un coût nettement moindre. Elle a tapé dans l’œil d’Emmanuel Macron lors du Salon des maires.
La société, qui promet le même niveau de protection que celui dont jouissent les opérateurs d'intérêt vitaux, mais à un prix qui n'a rien à voir avec celui des solutions proposées par les géants de l'informatique américains ou israéliens, adresse donc en priorité les PME, les hôpitaux et les collectivités.
La société, qui promet le même niveau de protection que celui dont jouissent les opérateurs d'intérêt vitaux, mais à un prix qui n'a rien à voir avec celui des solutions proposées par les géants de l'informatique américains ou israéliens, adresse donc en priorité les PME, les hôpitaux et les collectivités. (Crédits : REUTERS)

Un nouveau venu intéressant dans l'arsenal des instruments de prévention contre la criminalité informatique. Il est l'œuvre de la société rouennaise Sysun, labellisée « Expert Cyber » par l'État. Après seize ans passés à restaurer des systèmes informatiques compromis par des hackers, ses ingénieurs ont développé une solution préventive « tout-en-un » contre les cyber-menaces, à la portée de n'importe quelle collectivité, institution ou petite entreprise. Présentée il y a peu sur un stand au Salon des maires, elle a eu droit à une visite circonstanciée du chef de l'État qui, nous dit-on, a manifesté beaucoup d'intérêt.

Dénommée Wybot, la solution en question s'apparente à un limier virtuel. Elle se présente sous la forme d'un boîtier qui se distingue non seulement par sa facilité d'utilisation - il s'installe en cinq minutes -, mais encore par sa conception française, et surtout, par la complétude de son approche. Explication.

Une fois raccordé à un réseau informatique, son logiciel, fruit de la combinaison de huit moteurs, sonde en continu 100% du trafic et 100% des machines connectées, depuis l'imprimante jusqu'au terminal de carte bleue en passant par les postes de travail. Moyennant quoi, il est capable de débusquer la plus petite faille ou intrusion dans un système avant que celui-ci ne soit attaqué. La doctrine est la même que celle promue par l'ANSSI : prévenir plutôt que d'avoir à guérir.

Sous haute surveillance

Vulnérabilités, état de santé des ordinateurs, activité des pare-feux, flux entrants et sortants... Toutes les données sont monitorées 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 et reportées sur un tableau de bord qui rend compte de la situation en temps réel. À la moindre alerte, un SMS et un mail sont envoyés au gestionnaire du système. À charge ensuite pour celui-ci de réagir ou de recourir à un prestataire pour remédier au problème.

« Wybot prévient immédiatement si un anti-virus est désactivé, comme cela a été le cas lors de l'attaque de l'hôpital de Corbeil-Essonnes. Il détecte aussi, par exemple, n'importe quelle connexion entrante en provenance du Darknet qu'on sait utilisé par 98% des hackers », détaille Christophe Dos Santos, Pdg de Sysun qui revendique 150 exemplaires installés.

Très haut niveau de protection à prix abordable pour une petite structure

Gros avantage de la formule, son prix : nettement plus abordable que les solutions de la même eau proposées à grands frais par les géants de l'informatique américains ou israéliens, ce qui les rend de fait inaccessibles aux plus petits joueurs.

« Le tarif du boîtier (photo ci-dessous) démarre à 1.000 euros pour une petite mairie et varie en fonction de la taille de la structure », indique son concepteur.

Wybot Sysun cyberattaques

La société, qui promet le même niveau de protection que celui dont jouissent les opérateurs d'intérêt vitaux, adresse donc en priorité les PME, les hôpitaux et les collectivités. Lesquelles se trouvent en butte à une recrudescence de malveillances ces derniers temps.

Rien qu'en Normandie, port d'attache de Sysun, la Ville de Caen, le Département de Seine-Maritime et la Région ont tous eu à subir des cyberattaques en l'espace  de quelques semaines.  « Aucune de ces collectivités n'était équipée de notre logiciel », tient à préciser Christophe Dos Santos. Confirmation du vieil adage qui veut que nul ne soit prophète en son pays.

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