De projet bénévole à chouchou des investisseurs, le succès atypique de la pépite cyber Filigran
François Manens
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Filigran
Filigran
François Manens
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Filigran
Filigran
« OpenCTI, à la base, c'est une plateforme développée par deux gars dans un garage ». Voilà comment Samuel Hassine présente l'outil au cœur de l'offre de Filigran, la startup qu'il a cofondée en octobre 2022 avec son acolyte Julien Richard. Lancé fin 2019, ce logiciel open source [c'est-à-dire que son code est visible et utilisable par n'importe qui, ndlr] et gratuit permet aux entreprises d'organiser les flux d'informations qu'elles reçoivent sur les cybermenaces.
En l'espace d'à peine trois ans, plus de 3.200 organisations l'ont adopté, dont de nombreux géants industriels (Airbus, Hermès, SpaceX...), grands noms de la cybersécurité (Thales, Kaspersky, Trend Micro...) et des institutions. Résultat, en octobre 2022, les deux développeurs ont décidé de faire passer leur projet bénévole dans une nouvelle dimension. « Nous avions envie d'accélérer pour mieux développer l'outil, et puis l'absence de société devenait un frein à l'adoption d'OpenCTI par certaines structures comme les banques », résume Samuel Hassine, président de Filigran, et ancien spécialiste du renseignement sur les cybermenaces à l'Anssi.
La startup réalise aujourd'hui une première levée de fonds en amorçage de 5 millions d'euros, menée par le fonds britannique Moonfire Ventures et suivie par 21 sociétés de capital-risque, family offices et business angels. Objectifs : convertir en clients sa riche base d'utilisateurs et développer des logiciels complémentaires.
Concrètement, OpenCTI permet d'organiser et stocker la connaissance des cybermenaces. Il agrège à la fois des indicateurs purement techniques, comme les signatures de logiciels malveillants, et des indicateurs stratégiques, comme les tendances sectorielles.
À lire également
En revanche, le logiciel ne produit pas lui-même ces informations. Il se contente de recevoir, au choix de l'utilisateur, les nombreux flux de renseignement sur la menace (threat intel, dans le jargon) constitués par les entreprises spécialisées comme Crowdstrike, Kaspersky ou Sekoia, les services de renseignements de plusieurs pays ou encore la Commission européenne.
Chaque jour à 13h, l’essentiel de l’actualité tech.

François Manens
« Anticiper le coût du token sur cinq ans, c’est impossible » : les entreprises face à l'explosion de la facture de l'IA
IA : la douche froide Broadcom fait vaciller les stars européennes des semi-conducteurs
IA : les géants Soitec et STMicroelectronics prêts à réduire la consommation électrique des data centers
Les salariés français à la traîne dans l’adoption de l’IA