Déclaration sur l'IA : « Nous sommes capables d'avancer rapidement avec d'autres puissances »
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Emmanuel Macron au Sommet de l'IA.
Benoit Tessier
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Emmanuel Macron au Sommet de l'IA.
Benoit Tessier
Les États-Unis et le Royaume-Uni ne figurent pas parmi les 58 premiers pays signataires de la déclaration pour une intelligence artificielle (IA) « ouverte », « inclusive » et « éthique » publiée ce mardi 11 février mardi à l'issue du Sommet pour l'action sur l'IA à Paris. Mais les signataires incluent d'autres pays comme la Chine et l'Inde, aux côtés de la France. Les pays signataires se sont aussi prononcés pour une coordination renforcée de la gouvernance de l'IA nécessitant un « dialogue mondial » et ont appelé à éviter « une concentration du marché » afin que cette technologie soit plus accessible.
LA TRIBUNE - À quoi va servir cette déclaration sur l'IA ?
MARC TRILLING - Cette déclaration marque un clivage très intéressant entre deux visions politiques de l'IA. Il y a d'un côté une vision libertarienne de la part des États-Unis. De l'autre, il y a une vision française, européenne, qui est une IA exigeante d'un certain niveau de responsabilité et de transparence, bienveillante pour la société, qui doit donc être régulée. Aucun des deux modèles n'a forcément que des avantages.
Avec la vision libertarienne, le risque est d'avoir une IA biaisée, dont on ne sait pas exactement quelles sont les sources de données, si elles sont toujours vérifiées. L'immense avantage est une pleine accélération sur l'innovation. On va travailler sur beaucoup plus de données et les modèles vont apprendre plus rapidement. La vision éthique est très orientée autour de la protection de l'individu et son niveau d'information. Le contre-argument, c'est qu'on ne peut pas travailler sur tous les modèles.
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Ce qui est très intéressant, par ailleurs, c'est que la Chine a signé alors qu'elle a historiquement une vision assez libre de l'exploitation des données. Aujourd'hui, elle semble alignée sur cette vision que je qualifierais d'inclusive, éthique et ouverte de l'IA.
Pourquoi le Royaume-Uni, à l'inverse, ne l'a pas signée ?