Pascal Lorne a le tournis. L'impression de retrouver l'excitation de ses débuts d'entrepreneurs. « C'est complètement dingue, je n'en dors pas. » Il y a trois mois, sa startup GoJob, a commencé à utiliser un modèle d'IA générative qui « a changé le paradigme » de son entreprise, assure-t-il. GoJob est une agence d'intérim 2.0, membre du "FrenchTech120". Créée en 2009, elle met en contact des intérimaires avec des entreprises clientes, dont beaucoup de groupes du CAC40 (Renault, Stellantis, Carrefour...). Une bonne partie des tâches chronophages étaient déjà numérisées : tri de CV, vérification de documents, signature de contrats... Mais désormais c'est l'étape-clé du business model de GoJob qui est automatisée : la recherche du bon candidat.
Concrètement, un assistant virtuel baptisé "GoJob Aglaé", fait désormais un travail de pré-sélection pour les recruteurs. Il source les bons candidats, puis s'assure via une conversation SMS que la personne est bien disponible, a les bonnes qualifications... « Avant il fallait passer 100 coups de fils pour trouver le bon candidat. Désormais seuls 3 coups de fils suffisent », expose Pascal Lorne. Il estime que la période de recrutement est passé de plusieurs jours à quelques minutes. Et qu'une seule personne peut faire le travail de 200 recruteurs.