Streaming : avec Synchro, son algorithme boosté à l’IA, TF1+ veut recréer un moment partagé devant la télévision

Pascale Paoli Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters

Pascale Paoli Lebailly
Ce contenu est réservé aux abonnés La Tribune

Photo d'illustration
Reuters
« On regarde quoi ce soir ? » : devant l'offre surabondante de contenus disponibles à la demande, il n'est pas si simple de se repérer et trouver un film ou un programme qui contente toute la famille devient un parcours du combattant. Dans cette guerre de l'attention que se livrent les plateformes de streaming, en gratuit comme en payant, la personnalisation de plus en plus précise des abonnés ou des inscrits devient le moteur de l'expérience utilisateur. Et une arme de différenciation majeure.
Pour capter l'attention des groupes, et notamment de la famille et du cercle parents-enfants, la plateforme TF1+ vient ainsi de se doter d'un moteur de recommandation destiné à l'écoute conjointe. Là où le reste du marché affine ses outils pour capter l'écoute individuelle, Synchro met en avant une « fonctionnalité pionnière » destinée à renouer avec une télévision rassembleuse. Au sens propre comme au sens figuré puisqu'en vidéo à la demande, le téléviseur garde une place prépondérante.
Déjà déployé sur Apple TV et Fire TV, Synchro est arrivé lundi 27 mai sur Android TV et sera disponible dès le 5 juin sur toutes les TV connectées (Smart TV), ainsi que sur les box Bouygues Telecom, SFR et Free, avant une intégration mi-juin sur celles d'Orange.
À lire également
« Synchro répond à un désagrément majeur : la longueur du temps (11 minutes en moyenne) passé à chercher un programme en streaming quand on veut le regarder à plusieurs. Dans 50% des cas on abandonne », analyse Claire Basini, DGA du groupe TF1 en charge des activités BToC. « Cet algorithme boosté à l'IA est clairement pensé pour une consommation en groupe, et non une satisfaction individuelle de l'abonné au contraire des autres streamers, notamment payants » fait-elle valoir.
Pascale Paoli Lebailly