IA : Iliad confiant dans son projet de gigafactory
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Dado Ruvic
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« Nous sommes en bonne voie », a assuré le patron du groupe Iliad Thomas Reynaud ce jeudi 28 août au sujet de son projet de gigafactory d'intelligence artificielle (IA) en Europe. Pourtant, la concurrence est rude. 75 autres acteurs sont sur les rangs. Ils ont tous répondu à la manifestation d'intérêt de la Commission européenne qui s'est close le 20 juin dans le cadre de son nouveau plan d'action pour le continent de l'IA. Sur ce total, seuls cinq dossiers seront sélectionnés à l'issue de l'appel d'offres qui sera lancé au quatrième trimestre.
D'ici là, il est possible que des regroupements se fassent par pays. D'ailleurs, la maison mère de l'opérateur Free se montre ouverte à accueillir d'autres acteurs dans son consortium baptisé Aion. Il est porté par sa filiale Scaleway, qui fournit des services de cloud, et peut compter sur le soutien d'instituts de recherche comme le Genci et l'Inria, ainsi que plusieurs grandes sociétés, comme Sopra Steria et Eviden, et beaucoup de start-up d'intelligence artificielle comme Hugging Face, SiPearl et bien sûr Kyutai, dont Iliad est actionnaire avec le groupe CMA CGM.
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Mais pourquoi avoir besoin de passer par la case financement public ? « Notre projet est très ambitieux au niveau de sa taille », a justifié Aude Durand, la directrice générale déléguée du groupe, à l'occasion de la présentation des résultats financiers de l'entreprise. « C'est pour cela qu'il est nécessaire de pouvoir le faire avec le soutien de la Commission européenne », a ajouté la dirigeante. Iliad prévoit en effet le déploiement de l'équivalent de plus de 288 000 GPU de génération actuelle (Nvidia H100) et une capacité de 200 mégawatts de puissance.
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