Intelligence artificielle : le géant du recrutement derrière Indeed et Glassdoor licencie pour s’adapter à l’ère de l’IA

Bogdan Bodnar

Photo d'illustration
Unsplash

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Le groupe japonais Recruit Holdings, maison-mère des plateformes de recherches d'emploi Indeed et Glassdoor, a annoncé le 11 juillet la suppression d'environ 1 300 emplois dans ces deux sociétés, dans le cadre d'une vaste restructuration. Ce plan prévoit notamment l'intégration des opérations de Glassdoor au sein d'Indeed, ainsi qu'un renforcement marqué de l'utilisation de l'intelligence artificielle dans leurs services.
Selon une note interne du PDG Hisayuki « Deko » Idekoba, consultée par le média américain TechCrunch, ces suppressions affecteront principalement les fonctions aux États-Unis dans les départements Recherche & Développement, technologie, ressources humaines et développement durable. Dans son message, le patron insiste sur la nécessité d'adaptation face à la révolution IA : « l'IA change le monde, et nous devons nous adapter en veillant à ce que notre produit offre des expériences véritablement exceptionnelles. Réaliser cette ambition exige que nous allions plus vite, que nous essayions de nouvelles choses, et que nous corrigions ce qui ne fonctionne pas. »
Selon le communiqué du groupe, l'IA aide une personne à trouver un emploi toutes les 2,2 secondes. Le nouveau projet de Recruit Holdings serait « simplifier le recrutement en construisant une meilleure expérience pour candidats et employeurs grâce à l'IA ». Cette restructuration s'accompagne de départs au plus haut niveau : Christian Sutherland-Wong, actuel PDG de Glassdoor, quittera ses fonctions le 1er octobre, tandis que LaFawn Davis, responsable des ressources humaines chez Indeed, quittera également l'entreprise.
Le plan de Recruit Holdings s'inscrit dans un mouvement global dans la tech, où l'intégration accélérée de l'IA se traduit par des réorganisations profondes et des coupes dans les effectifs.
TikTok (ByteDance) a par exemple réduit ses effectifs d'environ 500 personnes en 2024, principalement en Malaisie, dans un contexte de transition vers une modération de contenu largement automatisée par IA. Microsoft a annoncé la suppression de 15 000 emplois (environ 4 % de ses effectifs mondiaux) en juillet 2025, afin de réallouer ses ressources vers ses projets liés à l'IA, notamment Azure OpenAI et ChatGPT. Enfin, Meta a procédé à la suppression de 3 600 postes (environ 5 % de ses effectifs) en début d'année, pour concentrer ses moyens sur le développement de ses technologies d'intelligence artificielle.
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Ces exemples illustrent une tendance forte dans le secteur technologique : les grandes entreprises adaptent leurs structures pour financer l'intégration de l'intelligence artificielle, ce qui se traduit souvent par des suppressions d'emplois dans les fonctions automatisables.
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Bogdan Bodnar