Lunettes connectées Meta Ray-Ban : récit d’une « success story » inattendue

Maxime Heuze

Les lunettes Meta Ray-Ban sont vendues à 400 dollars (343 euros).
DR

Maxime Heuze

Les lunettes Meta Ray-Ban sont vendues à 400 dollars (343 euros).
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Meta avance ses pions dans les lunettes connectées. Selon Bloomberg, les nouvelles lunettes de l'entreprise de Mark Zuckerberg, qui doivent être mises en vente le 17 septembre, pourraient être vendues à 800 dollars (686 euros) la paire. Bien moins cher que les rumeurs qui évoquaient 1 400 euros. Ce futur bijou de technologie - du moins est-il vendu comme tel - intégrera un petit écran capable d'afficher des applications simples et des notifications.
Meta veut frapper fort et rendre son produit accessible au plus de clients possible. Une confiance qui lui vient du succès de ses lunettes phares lancées en 2023 avec Ray-Ban. Des lunettes au style emblématique de la marque de mode, mais permettant de filmer, d'écouter de la musique, de téléphoner sans sortir son portable et même de discuter avec l'intelligence artificielle de Meta. Et ce, pour seulement 400 dollars (343 euros).
Une recette qui a connu un véritable succès à travers le monde puisque plus de 2 millions d'exemplaires se sont vendus depuis son lancement. Un engouement qui ne semble pas s'arrêter puisque EssilorLuxottica, propriétaire de Ray-Ban, a annoncé avoir triplé ses ventes au premier semestre 2025. Cette nouvelle gamme de lunettes a même permis à la société de voir son chiffre d'affaires grimper de 7,3 % durant les six premiers mois de l'année.
Une vague sur laquelle compte bien surfer Meta. La firme américaine a proposé sa technologie à Oakley qui a, à son tour, vendu des lunettes intelligentes pour 500 dollars (429 euros). Surtout, Mark Zuckerberg compte aller un cran plus loin à la rentrée avec ses nouveaux binocles présentant une interface visuelle.
Une ambition qui n'est pas sans risque. Jusqu'ici, la plupart des entreprises qui ont tenté de vendre des lunettes et autres casques de réalité virtuelle ont essuyé des échecs. Le plus retentissant est bien celui de Google, qui avait lancé ses Google Glasses dès 2015... avant d'y renoncer cinq ans plus tard, face au désintérêt du public. À l'époque, le géant de la recherche sur Internet avait décidé de développer son produit sans s'allier avec un lunetier. « Ce n'était pas le bon moment car la technologie n'était pas assez développée et les lunettes n'étaient pas très jolies », analyse William Pichon, président fondateur de Kairos AM.
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Sauf qu'entre-temps, les champions du numérique se sont lancés dans la course à l'intelligence artificielle. Une technologie que Meta a su habilement intégrer dans ses lunettes. Surtout, « le succès des Ray-Ban montre que la bonne stratégie, c'est l'alliance entre la tech et le luxe », note le financier.
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Un modèle gagnant-gagnant que ses concurrents ont désormais bien compris. En mai, Google a annoncé le grand retour de ses lunettes intelligentes. Mais cette fois-ci, en partenariat avec trois lunetiers : Warby Parker, Gentle Monster et surtout Kering Eyewear, qui dispose de 14 marques (Gucci, Cartier, Balenciaga...). Une course que ne comptent pas manquer Apple et Samsung, qui travailleraient eux aussi, selon la presse, sur des modèles de lunettes intelligentes prévues pour 2026. Reste à savoir s'ils pourront rattraper l'avance prise par les alliances entre Meta et Ray-Ban, ou Oakley.
Maxime Heuze