Meta débarrasse son IA de ses « biais politiques » de gauche
Marine Protais
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Yves Herman
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Une nouvelle IA raccord avec sa nouvelle ligne « éditoriale ». Samedi 5 avril, Meta a dévoilé son nouveau modèle de langage « Llama 4 ». Celui-ci existe pour le moment en deux versions (l'une baptisée "Scout" plus compacte que l'autre appelée "Maverick'), et est doté de capacités multimodales. Il peut donc comprendre texte, images et vidéos. Llama 4 alimente le chatbot « Meta AI », accessible via WhatsApp, Instagram Direct et Messenger dans une quarantaine de pays (pas dans l'Union européenne, où Meta AI repose encore sur Llama 3.4, sa version antérieure). Au-delà de ses caractéristiques techniques, Llama 4 se veut aussi moins « biaisé » politiquement que ses prédécesseurs. C'est en tout cas ainsi que Meta le présente.
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Dans le post de blog dévoilant son modèle, l'entreprise écrit qu'il « est bien connu que tous les principaux LLM ont des problèmes de partialité (...) ils penchent historiquement à gauche lorsqu'il s'agit de sujets politiques et sociaux débattus. Cela est dû aux données d'entraînement disponibles sur internet. » L'entreprise dit avoir travaillé pour « éliminer les préjugés » de ses modèles d'IA afin de faire en sorte que Llama « puisse comprendre et exprimer les deux côtés d'une question litigieuse. »
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